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Tema: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

  1. #121
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 322. La Sainte Vierge Marie, qui est Mère de Dieu, est-elle aussi notre Mère?

    R. La Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, est aussi notre Mère par l’adoption qui fait de nous les frères de son Fils; et cela, le Christ Jésus l'a confirmé au moment de sa mort, du haut de la Croix, lorsqu’il a donné, en la personne de saint Jean, tous les hommes comme fils à la Sainte Vierge par ces paroles : Femme, voilà ton fils; et la Sainte Vierge comme Mère à tous les hommes par ces paroles : Voici ta mère (1).
    ________________________________________________________________

    (1) Saint Jean, XIX, 26, 27; saint Paul, Ép. aux Rom.9 VIII, 29; Léon XIII. Encycl. Adjutricem populi, 5 sept. 1895; Pie X, Encycl. Ad ilium diem, 2 févr. 1904; Benoît XV, Lettre à la Confrérie de Notre-Dame de la Bonne Mort, 22 mars 1918; Pie XI, Encycl. Rerum Ecclesiae, 28 février 1926.


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    Léon XIII, Encyclique Adjutricem populi, du 5 septembre 1895 :

    a) « Le mystère de l'éminente charité du Christ à notre endroit est clairement mis en lumière par ce fait qu’à sa mort il a voulu que sa propre Mère demeurât pour son disciple Jean une mère, lorsqu’il prononça ce testament mémorable : Voici votre fils.

    Or, en la personne de Jean, selon le sentiment constant de l’Église, le Christ a désigné le genre humain et tout d’abord ceux qui adhéreraient à Lui par la foi; c’est en ce sens que saint Anselme de Cantorbéry a dit : Que peut-on juger de plus digne, ô Vierge, que ce privilège par lequel vous êtes la mère de ceux dont le Christ daigne être et le père et le frère? (Oratio 47). Oui, elle a reçu, elle a accompli avec magnanimité les devoirs de cette mission exceptionnelle et laborieuse dont les débuts avaient été consacrés au Cénacle ». (Acta Leonis XIII, XV,302).

    Pie X, Encyclique Ad diem illum, du 2 février 1904 :

    (Note de Louis : J’ai aéré le texte, sauf le dernier paragraphe, pour une lecture plus facile. Bien à vous)

    b) « Est-ce que Marie n'est pas mère du Christ ? Elle est donc aussi notre mère. Car chacun doit en convenir pour sa part, Jésus qui est le Verbe fait chair est aussi le sauveur du genre humain. Déjà en tant qu’il est Dieu-Homme, il possède un corps réel, comme les autres hommes. Mais en tant qu’il est le restaurateur de notre race, il possède un corps spirituel et, comme on dit, mystique, qui est la société de ceux qui croient au Christ. Nombreux comme nous sommes, nous sommes un seul corps dans le Christ (Epître aux Romains, XII, 5).

    Or la Vierge n’a pas seulement conçu le Fils éternel de Dieu afin que, recevant d’elle la nature humaine, il devînt homme; mais afin qu’il devînt encore, moyennant cette nature qu’il a reçue d’elle, le sauveur des hommes.

    C’est pourquoi l’ange a dit aux bergers : Aujourd'hui un Sauveur vous est né qui est le Christ Seigneur (saint Luc, II, 11). C’est pourquoi, dans le sein de sa très chaste Mère, le Christ a pris chair et en même temps il s’est adjoint un corps spirituel, composé de ceux qui devaient croire en lui. Aussi peut-on dire que, portant le Sauveur dans son sein, Marie a porté aussi tous ceux dont la vie du Sauveur enfermait leur vie. Nous tous donc qui, unis au Christ, sommes, au dire de l’Apôtre, membres de son corps, issus de sa chair et de ses os (Epître aux Ephésiens, V, 30), nous sommes sortis du sein de Marie à l’instar d’un corps attaché à sa tête.

    C’est pour cela que nous sommes appelés, en un sens, spirituel et mystique, les fils de Marie, et qu'elle est, de son côté, notre mère à tous. Mère selon l'esprit.., mais vraiment mère de ces membres de Jésus-Christ que nous sommes. (Saint Augustin, De sancta virginitate , 6).

    Si donc la bienheureuse Vierge est à la fois mère de Dieu et des hommes, qui peut douter qu’elle s’emploie de toutes ses forces auprès du Christ, tête du corps de l'Eglise (Épître aux Colossiens I, 18), afin qu’il répande ses dons sur nous qui sommes ses membres et premièrement le don de le connaître et de vivre par lui ( Ire Épître de saint Jean, IV, 9 ) ? » (Acta Pii X, I, 152).

    Benoît XV, Lettre à l'Association de Notre-Dame de la Bonne Mort, du 22 mars 1918 :

    c) «... La Vierge Douloureuse fut constituée par Jésus-Christ la mère de tous les hommes; elle les a acceptés comme en vertu du testament d’un amour infini et elle remplit son office à l’égard de leur vie spirituelle avec la bonté d’une mère. C’est pourquoi il est évidemment impossible qu’elle ne secoure ses très chers fils d’adoption avec un zèle plus ardent au moment [de la mort] où il s’agit de leur assurer le salut et la sainteté pour l’éternité ». (Acta Apostolicae Sedis, X, 182),

    Pie XI, Encyclique Rerum Ecclesiae, du 28 février 1926:

    d) « Que Marie, la très Sainte Reine des Apôtres, daigne sourire à nos communes entreprises et les favoriser. Car ce sont tous les hommes qui ont été recommandés à son cœur maternel et elle n’a pas moins de sollicitude et d’amour pour ceux qui ignorent que le Christ les a rachetés que pour ceux qui ont le bonheur de profiter des bienfaits de la Rédemption » (Acta Apostolicae Sedis, XVIII, 83).

  2. #122
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 323. De quels avantages jouissent ceux qui honorent la Sainte Vierge Marie d'une tendre piété?

    R. Ceux qui honorent la Sainte Vierge Marie d’une tendre piété y trouvent ce grand avantage qu’ils sont aimés de retour et protégés par elle avec une particulière affection maternelle (2).
    ______________________________________________________________

    (2) Saint Bernard (Homélie II, sur l'Ev. Missus est) nous invite ainsi à la piété envers la Sainte Vierge : « Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute pensez à Marie, invoquez Marie. Si vous la suivez, vous ne dévierez pas; si vous la priez, vous ne désespérerez pas; si elle vous tient, vous ne tomberez pas; si elle vous protège, vous ne craindrez pas; si elle vous conduit, vous ne peinerez pas; si elle vous est propice, vous parviendrez au but ». On peut facilement confirmer tout cela par des exemples qui abondent dans les écrits ascétiques.

  3. #123
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 324. Quelle œuvre de piété l'Église 1 recommande-t-elle spécialement à l'égard de la Sainte Vierge ?

    R. L’œuvre de piété spécialement recommandée par l'Église 1 à l’égard de la Sainte Vierge est la récitation du Très Saint Rosaire.
    ___________________________________________

    1 L’Église.

  4. #124
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 580. Que Dieu nous propose-t-il dans la Sainte Écriture comme moyen très efficace d’éviter le péché?

    R. Dieu, dans la Sainte Écriture, nous propose, comme moyen très efficace d’éviter le péché, la considération des Fins Dernières, en nous donnant cet avis : « Dans toutes vos actions souvenez-vous de vos fins dernières et vous ne pécherez jamais » (1).

    (1) Ecclésiastique, VII, 40; saint Basile le Grand, Sermon sur le Psaume XXXIII.

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    Saint Basile, Homélie sur le Psaume 33 :

    « Lorsque l’appétit du péché t’envahira, je voudrais que tu imaginasses le terrible et insupportable tribunal du Christ, présidé par le juge sur son trône haut et surélevé; toute créature, y comparaîtra, tremblant à la vue de sa gloire. Chacun de nous doit être amené pour rendre compte des actions accomplies pendant sa vie. Bientôt ceux qui ont commis de mauvaises actions se verront escortés par des anges terribles et hideux, porteurs de visages enflammés et respirant le feu, montrant ainsi l’hostilité de leur dessein et de leur volonté, semblables d’aspect à la nuit, à cause de leur sombre haine contre le genre humain. Imagine encore l’abîme profond, les ténèbres insondables, le feu manquant d’éclat, ayant bien le pouvoir de brûler, mais privé de lumière; imagine ensuite l’engeance des vers donnant leur venin, dévorant la chair, mangeant éternellement sans jamais éprouver de satiété et par leur rongement infligeant d’intolérables douleurs. Songe enfin à ce qui est le plus cruel de tous les supplices, cet opprobre et cette honte éternelle. Crains tout cela et, saisi par cette crainte, retiens ton âme, comme avec un frein, loin de la concupiscence du péché ». (P. G., 29, 370-1).

  5. #125
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 581. Qu’entend-on par ces mots : fins dernières?

    R. Par ces mots : fins dernières, on entend ce qui arrive tout à la fin aux hommes, c’est-à-dire : la mort, le jugement, l’Enfer, le Paradis; mais, après le jugement et avant le Paradis, il peut y avoir le Purgatoire.

  6. #126
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 582. Quelles réflexions devons-nous surtout faire à propos de la mort?

    R. A propos de la mort, nous devons surtout penser qu’elle est le châtiment du péché, le moment d’où dépend notre éternité, en ce sens qu’après la mort il ne reste plus de place pour la pénitence et le mérite, et que son heure et ses circonstances sont incertaines (1).
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    (1) Genèse,II,17; III, 19 ; Ecclésiastique, XIV,12, 13; XLI, 1-3; saint Matth., XXIV, 42-44; saint Luc, XII, 39,40; saint Paul, Ép. aux Romains, V,12; VI, 23; Ire Epître aux Thess., V, 2; Ép. aux Hébr., IX, 27; Concile de Trente, session V, Du péché originel, can. 1-6.

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    Concile de Trente, sess. V, Decretum de peccato originali, canons I à 6:

    « I. Si quelqu'un ne confesse pas que le premier homme, Adam, ayant transgressé dans le Paradis le commandement de Dieu, perdit aussitôt la sainteté et la justice dans lesquelles il avait été établi, et, par l’offense d’une telle prévarication, encourut la colère et l'indignation de Dieu, et en conséquence la mort, dont Dieu l'avait menacé auparavant, et, avec la mort, la captivité sous la puissance de celui qui a eu depuis l’empire de la mort, et qui est le Diable, et que, par l'offense de cette prévarication, Adam tout entier tomba dans un état pire selon le corps et l'âme : qu'il soit anathème.

    « 2. Si quelqu'un soutient que la prévarication d’Adam n’a été nuisible qu’à lui et non pas à sa postérité, qu'il n'a perdu que pour lui et non pas aussi pour nous la sainteté et la justice, reçues de Dieu, et dont il est déchu, ou que, souillé personnellement par le péché de désobéissance, il n’a transmis à tout le genre humain que la mort et les peines du corps, et non pas le péché, qui est la mort de l’âme : qu’il soit anathème; en effet c’est contredire l’affirmation de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes, parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12).

    « 3. Si quelqu’un soutient que ce péché d’Adam, qui est un dans sa source, et qui est transmis à tous par propagation, non par imitation, et donc qui est propre à chacun, peut être enlevé soit par les forces de la nature humaine, soit par un autre remède que par le mérite du seul médiateur Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a réconciliés avec Dieu dans son sang, s'étant fait pour nous justice, sanctification, et rédemption (Ire Épître aux Corinthiens, I. 30); ou nie que le mérite même du Christ Jésus soit appliqué, tant aux adultes qu’aux enfants, par le sacrement de Baptême, conféré rituellement selon la forme de l’Église : qu’il soit anathème; parce qu'il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés (Actes des Apôtres, IV, 12). D’où cette parole : Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde (Saint Jean, I, 29). Et cette autre ; Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ (Épître aux Galates, III, 27).

    « 4. Si quelqu’un nie que les enfants récemment sortis du sein de leur mère, même s’ils sont nés de parents baptisés, doivent être baptisés; ou dit qu’ils sont vraiment baptisés pour la rémission des péchés, mais ne tirent rien du péché originel d’Adam qu’il soit nécessaire d’expier par le bain de la régénération, pour obtenir la vie éternelle; d’où il s’ensuivrait que pour eux la forme du Baptême en vue de la rémission des péchés serait comprise faussement et non pas véritablement : qu’il soit anathème; car la parole de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes, parce que tous ont péché (Épître aux Romains, V, 12), ne peut être entendue d’une autre manière que celle dont l’a toujours entendue l’Église catholique répandue partout. En effet, à cause de cette règle de foi, selon la tradition des Apôtres, même les petits enfants, qui n’ont pu encore commettre aucun péché personnel, sont pourtant véritablement baptisés pour la rémission des péchés, afin que ce qu’ils ont contracté par la génération soit purifié par la régénération. Car nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu, (Saint Jean, III, 5).

    « 5. Si quelqu’un nie que la faute du péché originel soit remise par la grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur, conférée au Baptême; ou même soutient que tout ce qui a raison vraie et propre de péché n’est pas ôté; mais dit que cela est seulement gratté, ou n’est pas imputé : qu’il soit anathème. Car Dieu ne hait rien dans ceux qui sont régénérés, parce qu’il n’y a point de damnation pour ceux qui vraiment sont ensevelis dans la mort avec le Christ par le Baptême (Épître aux Romains, VI, 4); qui ne marchent point selon la chair(ib., VIII, I), mais qui, dépouillant le vieil homme et se revêtant du nouveau, qui est créé selon Dieu (Épître aux Ephésiens, IV, 22), sont devenus innocents, immaculés, purs, sans péché, et agréables à Dieu, héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ (Épître aux Romains, VIII, 17); en sorte qu’il ne reste plus rien qui les empêche d’entrer au ciel. Cependant ce saint Concile confesse et reconnaît que la concupiscence, ou foyer du péché, reste dans les baptisés; laissée pour le combat, elle ne peut nuire à ceux qui n’y consentent pas, mais qui résistent courageusement par la grâce du Christ Jésus : bien mieux, celui qui aura lutté selon les règles sera couronné(2e Épître à Timothée, II, 5). Le saint Concile déclare que cette concupiscence, appelée quelquefois péché par l'Apôtre ( Épître aux Romains, VI, 12), n’a jamais été entendue par l’Église catholique au sens d’un péché qui serait véritablement et proprement péché dans ceux qui sont régénérés, mais [elle est appelée péché] en ce sens qu’elle vient du péché et y incline. Si quelqu’un pense le contraire : qu’il soit anathème.

    « 6. Cependant ce même saint Concile déclare qu’il n’est pas dans son intention de comprendre, dans ce décret sur le péché originel, la bienheureuse et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu; mais il entend qu’à ce sujet les Constitutions du pape Sixte IV, d’heureuse mémoire, soient observées sous les peines qui y sont portées, et qu’il renouvelle ».

    (D. B., 788-792).

  7. #127
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 112. Que croyons-nous par le septième article du Symbole : D’où II viendra juger les vivants et les morts ?

    R. Par le septième article du Symbole : D'où Il viendra juger les vivants et les morts, nous croyons que Jésus-Christ reviendra du Ciel avec ses Anges, à la fin du monde, pour juger tous les hommes, aussi bien ceux que le jour du jugement trouvera encore vivants que ceux qui seront morts auparavant, « et alors II rendra à chacun selon ses œuvres » (2).

    ____________________________________________________________________

    (2) Saint Matthieu, XVI, 27; XXIV, 30; XXV, 31-46; Actes, X, 42; saint Paul, Ep. aux Hébr. IX, 28; 4me Concile de Latran, saint Léon IX et Benoît XII, l. c; saint Jean Chrysostome, In Ep. Ia ad Corinth., XLII, 3; saint Pierre Canisius, De fide et symbolo, n. 15; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. XII, n. 8.

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    IVe Concile de Latran (1215), cap. I, De fide catholica :

    a) « Et enfin le Fils unique de Dieu, Jésus-Christ, dont l’Incarnation est l’œuvre commune de toute la Trinité, conçu de Marie toujours Vierge, avec la coopération du Saint-Esprit, fait vrai homme, composé d’une âme rationnelle et d’une chair humaine, personne une en deux natures, a étalé sa vie au grand jour. Etant, selon sa divinité, immortel et impassible, il a été fait, selon son humanité, passible et mortel, puis, après sa passion et sa mort sur le bois de la croix pour le genre humain, il est descendu aux enfers, ressuscité des morts et monté aux cieux..., il viendra à la fin du monde juger les vivants et les morts et rendra à chacun, réprouvés ou élus, selon ses œuvres; et tous ressusciteront, avec les corps dont ils étaient ici-bas possesseurs, pour recevoir selon leur œuvres, bonnes ou mauvaises, les uns, avec le diable, un châtiment perpétuel, et les autres, avec le Christ, la gloire éternelle ». (Mansi, XXII, 982. — D.- B., 429).

    Saint Léon IX (1049-1054), Symbolum fidei :

    (Note de Louis: Pour faciliter la compréhension, j’ai séparé le texte qui était en un seul paragraphe. Bien à vous.)

    b) « Je crois aussi que le Fils même de Dieu le Père, le Verbe de Dieu né du Père éternellement avant tous les temps, consubstantiel au Père, tout-puissant comme Lui et égal à Lui en tout, selon la divinité, est né dans le temps, par le Saint-Esprit, de Marie toujours vierge, avec une âme rationnelle;
    qu’il a deux naissances, l'une éternelle, de son Père, l'autre temporelle, de sa mère;
    qu’il a deux volontés et deux opérations;
    qu’il est vrai Dieu et vrai homme;
    qu'il possède proprement et parfaitement ces deux natures, qu’il n’a subi ni mélange ni séparation, qu'il n'est pas [Dieu seulement] par adoption [ni homme seulement] par apparence;
    que, Dieu unique et un, le Fils de Dieu existe en deux natures, mais dans la singularité d'une seule personne;
    qu’impassible et immortel dans sa divinité, il a souffert, dans son humanité, pour nous et pour notre salut, une véritable passion de sa chair, qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité des morts le troisième jour, d'une vraie résurrection de sa chair : que, pour la confirmer, il a mangé avec ses disciples, poussé par sa volonté et sa puissance et nullement par le besoin de nourriture;
    que le quarantième jour après sa résurrection, avec sa chair ressuscitée et avec son âme, il est monté au ciel et qu'il y siège à la droite du Père;
    que, le dixième jour, il en a envoyé le Saint-Esprit et que, comme il y est monté, il en viendra pour juger les vivants et les morts, et rendre à chacun selon ses œuvres ». (Mansi, XIX, 662. — D.- B., 344).

    Benoît XII, Constitution Benedictus Deus, du 29 janvier 1336 :

    (Note de Louis: Pour faciliter la compréhension du texte du Pape Benoit XII, j’ai séparé le texte qui était en un seul paragraphe. Bien à vous.)

    c) « Dans cette constitution, qui restera à jamais en vigueur, de par notre autorité apostolique, Nous définissons ce qui suit : selon la disposition générale établie par Dieu, les âmes de tous les Saints qui ont quitté ce monde avant la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ et celles des saints apôtres, martyrs, confesseurs, vierges et autres fidèles morts après réception du saint baptême du Christ, qui n’ont rien eu à purifier à leur mort, ou qui à l'avenir n'auront rien à purifier à leur mort; celles aussi qui ont eu ou auront à se purifier, lorsqu'après leur mort elles auront achevé de le faire; de même encore les âmes des enfants régénérés par le même baptême du Christ ou encore à baptiser, quand ils l'auront été, s'ils meurent avant l'usage de leur libre arbitre; toutes, aussitôt après leur mort, ou après la purification susdite pour celles qui en avaient besoin, même avant la réunion à leurs corps et le jugement général, et cela depuis l'ascension de Jésus-Christ notre Sauveur, sont et seront au ciel, au royaume des cieux et au céleste paradis, avec le Christ, admises dans la société des Anges; et, depuis la mort et la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, elles ont vu et voient la divine essence d'une vision intuitive et même face à face, sans qu'aucune créature s'interpose dans l'idée de l’objet vu, mais immédiatement, grâce à la divine essence qui se manifeste elle-même à nu, clairement et ouvertement.

    Et dans cette vision les âmes de ceux qui sont déjà morts jouissent de la divine essence et, par le fait même de cette vision et de cette jouissance, elles sont vraiment bienheureuses et possèdent la vie et le repos éternel; de même en sera-t-il [des âmes] de ceux qui, mourant dans la suite, verront la divine essence et en jouiront avant le jugement général.

    De plus cette vision et cette jouissance de la divine essence font cesser dans ces âmes les actes de foi et d’espérance, en tant que foi et espérance s’entendent des vertus théologiques au sens propre.

    En outre, depuis le moment où elles ont commencé ou auront commencé dans ces âmes, cette même vision intuitive et face à face et cette même jouissance ont duré et dureront, sans interruption et sans fin, jusqu’au jugement dernier et dès lors à jamais.

    « Nous définissons encore ce qui suit : d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent dans le péché mortel actuel descendent aussitôt après leur mort en enfer, pour y subir la torture des peines infernales; et néanmoins, au jour du jugement, tous les hommes comparaîtront devant le tribunal du Christ avec leurs corps, pour rendre compte de leurs actes personnels, afin que chacun soit récompensé en son corps suivant qu'il aura fait le bien ou le mal ». (2eÉpître aux Corinthiens, V, 10). (Bullarium Romanum, ed. Taurinen.n IV, 346 et suiv. — D.- B., 530, 531).

    (Note de Louis: Pour faciliter la compréhension du texte du Pape Benoit XII, j’ai séparé le texte qui était en un seul paragraphe. Bien à vous.)

    Saint Jean Chrysostome, Homélie sur la IreÉpître aux Corinthiens, XLII, 3 :

    « C’est pourquoi je vous demande et je vous conjure et, embrassant vos genoux, je vous supplie, tant que nous avons cette petite provision de vie, de laisser ces paroles nous toucher, nous convertir, nous rendre meilleurs, afin de ne pas nous lamenter; inutilement, comme ce riche, au moment du départ, car les pleurs ne nous seront alors d’aucun remède. Que tu aies un père, un fils ou n’importe qui, qui soit en faveur auprès de Dieu, personne ne te délivrera, si tes actions personnelles te livrent. Car tel est ce jugement : on y juge seulement d’après les œuvres et il est impossible d’y être acquitté autrement. Je ne parle pas ainsi pour jeter dans le désespoir, mais pour empêcher que, nourris dans une vaine et froide espérance et nous confiant à celui-ci et à celui-là, nous ne négligions notre vertu. Car, si nous avons été lâches et négligents, il n’y aura pas de juste, pas de prophète, pas d’apôtre, pour nous secourir » (P.-G., 61, 367 et suiv.. — R.-J., 1200).
    [/I]

  8. #128
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 113. Dans ce jugement général, quelle sera la sentence?

    R. Au jugement général, voici quelle sera la sentence pour les justes : « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde »; mais pour les réprouvés : « Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » (1).
    __________________________________________________________________

    (1) Saint Matthieu, XXV, 34, 41. — Saint Bonav., Soliloques, III, 5 : « Ô mon âme, que cette parole ne s’efface jamais de ta mémoire : Allez-vous-en, maudits, au feu éternel; venez, bénis, prenez possession du royaume. Peut-on rien imaginer de plus lamentable et de plus terrible que cet : Allez-vous-en? Et rien de plus délicieux que ce : Venez? Voilà deux paroles, l’une la plus horrible, l’autre la plus joyeuse qui se puissent entendre ».

  9. #129
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 114. En dehors du jugement général qui aura lieu à la fin du monde, existe-t-il un autre jugement?

    R. Oui, en dehors du jugement général, qui aura lieu à la fin du monde, il y a pour chacun de nous, aussitôt après la mort, un jugement particulier (2).
    _________________________________________________________________________

    (2) Saint Paul, Ep. aux Hébreux, IX, 27.

  10. #130
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 116. Pourquoi le pouvoir de juger le genre humain est-il attribué au Christ?

    R. Bien que le pouvoir de juger soit commun à toutes les Personnes de la Très Sainte Trinité, on l’attribue pourtant à titre spécial à Jésus-Christ, comme Dieu et comme homme, parce qu’il est « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs »; or le pouvoir judiciaire est une des prérogatives du pouvoir royal, et c’est au pouvoir judiciaire qu’il appartient d’intimer à chacun, selon ses mérites, la récompense ou la peine (2).
    _________________________________________________________

    (2) Saint Jean, V, 27 : « Et II [le Père] Lui [au Fils] a donné le pouvoir de juger, parce qu’Il est le Fils de l’homme »; Pie XI, Encycl. Quas primas, 11 déc. 1925; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. VIII, n. 5, 6.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Pie XI, Encyclique Quas primas, du 11 décembre 1925 :

    « Jésus lui-même fait connaître qu’il tient de son Père le pouvoir judiciaire, lorsqu’il répond aux Juifs qui lui font un crime de violer le repos du sabbat par la guérison miraculeuse d’un infirme : Le Père, en effet, ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils(Saint Jean, V, 22). Il faut entendre par là, car il est impossible de séparer sanction et jugement, qu’il décerne de sa propre autorité, aux hommes encore vivants, récompenses et punitions.

    En outre il faut attribuer au Christ le pouvoir appelé exécutif, en tant que tous sont nécessairement soumis à son empire. Les rebelles connaîtront cette puissance en étant condamnés à des supplices inéluctables » (Acta Apostolicae Sedis, XVII, 599).

  11. #131
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 583. Qu'arrive-t-il d’abord à l’âme après la mort?

    R. L’âme, aussitôt après la mort, comparaît devant le tribunal du Christ pour y subir le jugement particulier (2).
    __________________________________________________________________

    (2) Ecclésiastique, XI, 28; saint Paul, Ép. aux Rom., XIV, 10; Ép. aux Hébr., IX, 27; Benoît XII, Constitution Benedictus Deus, du 29 janv. 1336; saint Augustin, De anima, II, 8.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Benoît XII, Constitution Benedictus Deus, du 29 janvier 1336 :

    a) « Dans cette constitution, qui restera à jamais en vigueur, de par notre autorité apostolique, Nous définissons ce qui suit : selon la disposition générale établie par Dieu, les âmes de tous les Saints qui ont quitté ce monde avant la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ et celles des saints apôtres, martyrs, confesseurs, vierges et autres fidèles morts après réception du saint baptême du Christ, qui n’ont rien eu à purifier à leur mort, ou qui à l'avenir n'auront rien à purifier à leur mort; celles aussi qui ont eu ou auront à se purifier, lorsqu'après leur mort elles auront achevé de le faire; de même encore les âmes des enfants régénérés par le même baptême du Christ ou encore à baptiser, quand ils l'auront été, s'ils meurent avant l'usage de leur libre arbitre; toutes, aussitôt après leur mort, ou après la purification susdite pour celles qui en avaient besoin, même avant la réunion à leurs corps et le jugement général, et cela depuis l'ascension de Jésus-Christ notre Sauveur, sont et seront au ciel, au royaume des cieux et au céleste paradis, avec le Christ, admises dans la société des Anges; et, depuis la mort et la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, elles ont vu et voient la divine essence d'une vision intuitive et même face à face, sans qu'aucune créature s'interpose dans l'idée de l’objet vu, mais immédiatement, grâce à la divine essence qui se manifeste elle-même à nu, clairement et ouvertement.

    Et dans cette vision les âmes de ceux qui sont déjà morts jouissent de la divine essence et, par le fait même de cette vision et de cette jouissance, elles sont vraiment bienheureuses et possèdent la vie et le repos éternel; de même en sera-t-il [des âmes] de ceux qui, mourant dans la suite, verront la divine essence et en jouiront avant le jugement général.

    De plus cette vision et cette jouissance de la divine essence font cesser dans ces âmes les actes de foi et d’espérance, en tant que foi et espérance s’entendent des vertus théologiques au sens propre.

    En outre, depuis le moment où elles ont commencé ou auront commencé dans ces âmes, cette même vision intuitive et face à face et cette même jouissance ont duré et dureront, sans interruption et sans fin, jusqu’au jugement dernier et dès lors à jamais.

    « Nous définissons encore ce qui suit : d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent dans le péché mortel actuel descendent aussitôt après leur mort en enfer, pour y subir la torture des peines infernales; et néanmoins, au jour du jugement, tous les hommes comparaîtront devant le tribunal du Christ avec leurs corps, pour rendre compte de leurs actes personnels, afin que chacun soit récompensé en son corps suivant qu'il aura fait le bien ou le mal ». (2e Épître aux Corinthiens, V, 10). (Bullarium Romanum, ed. Taurinen.n IV, 346 et suiv. — D.- B., 530, 531).

    Saint Augustin, De anima, II, 8 :

    b) « [Vincentius Victor] croit, ce qui est très exact et très salutaire, que les âmes sont jugées dès qu’elles sortent de leurs corps, avant de comparaître à ce tribunal où elles doivent être jugées après la réunion à leurs corps; et qu’elles sont torturées ou glorifiées dans cette même chair dans laquelle elles ont vécu. Et ainsi toi tu l’ignorais encore? Est-il possible d’être sourd à l’enseignement de l’Évangile par une telle obstination de l’âme que de ne pas entendre, ou si on l’a entendue, de ne pas croire cette doctrine réalisée dans le pauvre porté après sa mort dans le sein d’Abraham, et dans le riche dont on nous décrit le supplice en enfer ? » (P. L. 44, 498. — R. J., 1880).



  12. #132
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 584. Sur quoi l’âme est-elle jugée dans le jugement particulier?

    R. Dans le jugement particulier, l’âme est jugée absolument sur tout : pensées, paroles, actions et omissions; et ce jugement sera confirmé au jugement général, qui en sera comme la manifestation extérieure (3).
    ____________________________________________________

    (3) Saint Matth., X, 26; XII, 36; saint Paul, Ire Ép. aux Cor., IV, 5.

  13. #133
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 585. Après le jugement particulier, qu’adviendra-t-il de l’âme?

    R. Après le jugement particulier, l’âme, si elle est privée de la grâce à cause du péché mortel, est aussitôt livrée aux peines de l'Enfer; si elle est en état de grâce et libérée de tout péché véniel et de toute dette d’une peine temporelle, elle est aussitôt élevée à la gloire du Paradis; enfin, si elle est en état de grâce, mais avec quelque péché véniel ou quelque peine temporelle encore due, elle est retenue au Purgatoire jusqu’à ce qu’elle ait pleinement satisfait à la divine justice (1).
    ______________________________________________________________

    (1) II Machab., XII, 46; saint Luc, XVI, 22; XXIII, 43; saint Paul, 2e Ép. aux Cor., V, 1-3; Concile de Florence, Décret pour les Grecs; saint Jean Damascène, De fide orthodoxa, IV, 27.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Concile de Florence, Decretum pro Graecis :

    a) « Si des hommes vraiment repentants meurent dans l'amour de Dieu avant d'avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d'action ou d'omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire. Et pour la délivrance de ces peines, ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c'est à-dire des Messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d'accomplir pour les autres fidèles, selon les règles établies par l'Église.

    « Les âmes de ceux qui après la réception du baptême se sont gardés entièrement à l'abri de la tache du péché ou qui après avoir contracté la tache du péché en ont été purifiées, soit dans leur corps, soit une fois sorties de leurs corps de la manière susdite, sont immédiatement admises au ciel et voient clairement Dieu un et trine, en lui-même comme il est, plus ou moins parfaitement l'une que l'autre, cependant, selon la diversité des mérites. Quant aux âmes de ceux qui meurent dans le péché actuel ou seulement dans le péché originel, elles descendent immédiatement en enfer, afin d'y être punies par des peines inégales toutefois ». (Mansi, XXXI, 1031.— D.-B., 693).

    Saint Jean Damascène, De fide orthodoxa, IV, 27 :

    b) « Nous ressusciterons donc, nos âmes une fois réunies à nos corps devenus incorruptibles, et nous nous présenterons au redoutable tribunal du Christ. Alors le diable et ses démons, et son homme, l’Antéchrist, et les hommes impies et pécheurs seront livrés au feu éternel, qui n’est pas matériel, tel que le nôtre, mais tel que Dieu le connaît. Quant à ceux qui auront fait le bien, ils brilleront comme le soleil avec les Anges, pour la vie éternelle, avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour le voir et être vus de lui et jouir en conséquence d’une joie qui n’aura pas de fin, le louant avec le Père et le Saint-Esprit, pour l’infinité des siècles des siècles. Amen ». (P. G., 94,1228. — R. J. 2376

  14. #134
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 586. Quel sera l'état des damnés dans l'Enfer?

    R. Dans l'Enfer, qui est aussi appelé : abîme ou géhenne dans l’Écriture Sainte, des peines éternelles torturent les démons et avec eux les hommes damnés, dans leur âme seulement avant le jugement général, dans leur âme et dans leur corps après le jugement général (2).
    _____________________________________________________________________

    (2) Saint Matth., VIII, 12; XIII, 42; XXIV, 51; XXV, 30, 41, 46; saint Luc, XIII, 27, 28; XVI, 22, 24, 28; saint Paul, 2e Ép. aux Thess., I, 9; Apocalypse, XIV, 9-11; IVe Concile de Latran, chap. I; Concile de Florence, l.c; Pape Vigile, Contre Origène canon 9; Benoît XII, l. c; Pie IX, Lettre aux Archevêques et Evêques d'Italie, 10 août 1863.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    IVe Concile de Latran (1215), ch. I, De fide catholica, contre les Albigeois :

    a) « Et enfin le Fils unique de Dieu, Jésus-Christ viendra à la fin du monde juger les vivants et les morts et rendra à chacun, réprouvés ou élus, selon ses œuvres; et tous ressusciteront, avec les corps dont ils étaient ici-bas possesseurs, pour recevoir selon leurs œuvres, bonnes ou mauvaises, les uns, avec le diable, un châtiment perpétuel, et les autres, avec le Christ, la gloire éternelle ». (Mansi, loc. cit.— D.-B., 429).

    Concile de Florence, Decretum pro Graecis :

    b) « Si des hommes vraiment repentants meurent dans l'amour de Dieu avant d'avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d'action ou d'omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire. Et pour la délivrance de ces peines, ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c'est à-dire des Messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d'accomplir pour les autres fidèles, selon les règles établies par l'Église.

    « Les âmes de ceux qui après la réception du baptême se sont gardés entièrement à l'abri de la tache du péché ou qui après avoir contracté la tache du péché en ont été purifiées, soit dans leur corps, soit une fois sorties de leurs corps de la manière susdite, sont immédiatement admises au ciel et voient clairement Dieu un et trine, en lui-même comme il est, plus ou moins parfaitement l'une que l'autre, cependant, selon la diversité des mérites. Quant aux âmes de ceux qui meurent dans le péché actuel ou seulement dans le péché originel, elles descendent immédiatement en enfer, afin d'y être punies par des peines inégales toutefois ». (Mansi, XXXI, 1031. — D.-B., 693).

    Benoît XII, Constitution Benedictus Deus, du 29 janvier 1336 :

    c) « Dans cette constitution, qui restera à jamais en vigueur, de par notre autorité apostolique, Nous définissons ce qui suit : selon la disposition générale établie par Dieu, les âmes de tous les Saints qui ont quitté ce monde avant la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ et celles des saints apôtres, martyrs, confesseurs, vierges et autres fidèles morts après réception du saint baptême du Christ, qui n’ont rien eu à purifier à leur mort, ou qui à l'avenir n'auront rien à purifier à leur mort; celles aussi qui ont eu ou auront à se purifier, lorsqu'après leur mort elles auront achevé de le faire; de même encore les âmes des enfants régénérés par le même baptême du Christ ou encore à baptiser, quand ils l'auront été, s'ils meurent avant l'usage de leur libre arbitre; toutes, aussitôt après leur mort, ou après la purification susdite pour celles qui en avaient besoin, même avant la réunion à leurs corps et le jugement général, et cela depuis l'ascension de Jésus-Christ notre Sauveur, sont et seront au ciel, au royaume des cieux et au céleste paradis, avec le Christ, admises dans la société des Anges; et, depuis la mort et la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, elles ont vu et voient la divine essence d'une vision intuitive et même face à face, sans qu'aucune créature s'interpose dans l'idée de l’objet vu, mais immédiatement, grâce à la divine essence qui se manifeste elle-même à nu, clairement et ouvertement.

    Et dans cette vision les âmes de ceux qui sont déjà morts jouissent de la divine essence et, par le fait même de cette vision et de cette jouissance, elles sont vraiment bienheureuses et possèdent la vie et le repos éternel; de même en sera-t-il [des âmes] de ceux qui, mourant dans la suite, verront la divine essence et en jouiront avant le jugement général.

    De plus cette vision et cette jouissance de la divine essence font cesser dans ces âmes les actes de foi et d’espérance, en tant que foi et espérance s’entendent des vertus théologiques au sens propre.

    En outre, depuis le moment où elles ont commencé ou auront commencé dans ces âmes, cette même vision intuitive et face à face et cette même jouissance ont duré et dureront, sans interruption et sans fin, jusqu’au jugement dernier et dès lors à jamais.

    « Nous définissons encore ce qui suit : d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent dans le péché mortel actuel descendent aussitôt après leur mort en enfer, pour y subir la torture des peines infernales; et néanmoins, au jour du jugement, tous les hommes comparaîtront devant le tribunal du Christ avec leurs corps, pour rendre compte de leurs actes personnels, afin que chacun soit récompensé en son corps suivant qu'il aura fait le bien ou le mal ». (2e Épître aux Corinthiens, V, 10). (Bullarium Romanum, ed. Taurinen.n IV, 346 et suiv. — D.- B., 530, 531).

    Pie IX, Encyclique Quanto conficiamur, du 10 août 1863, aux évêques d’Italie :

    L'Église

    d) « Et ici, Fils chéris et vénérables Frères, il faut rappeler de nouveau et blâmer l'erreur très grave où sont malheureusement tombés quelques catholiques : ils croient que les hommes vivants dans l'erreur et séparés de la vraie foi et de l'unité catholique peuvent parvenir à la vie éternelle. Cela est tout à fait contraire à la doctrine catholique. Nous le savons et vous le savez, ceux qui souffrent d’une ignorance invincible à l'égard de notre très sainte religion, et qui observent avec soin la loi naturelle et ses préceptes gravés par Dieu dans le cœur de tous, qui sont disposés à obéir à Dieu, qui mènent une vie honnête et juste, ceux-là peuvent, par l'efficacité de la lumière divine et de la grâce, acquérir la vie éternelle; puisque Dieu, qui voit parfaitement les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, les scrute et les connaît, ne souffre pas, dans sa bonté et dans sa clémence souveraines, que quelqu’un qui n’est point coupable d’une faute volontaire soit puni par des supplices éternels. Mais parfaitement connu aussi est le dogme catholique : hors de l'Église catholique nul ne peut être sauvé, et les contumaces rebelles à l'autorité et aux définitions de l'Église, ceux qui demeurent opiniâtrement hors de l'unité de cette Église et séparés du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui la garde de la vigne a été confiée par le Sauveur, ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel ». (Acta Pii IX, I, III, 613. — D.-B., 1677).

    Vigile, Pape, Adversus Origenem, can. 9 :

    e)« Si quelqu’un dit ou pense que le supplice des démons et des impies est temporaire, et qu’il prendra fin un jour, ou qu’il y aura restauration et réintégration des démons ou des impies : qu’il soit anathème ». (Mansi, IX, 534. — D.-B., 211).

  15. #135
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 587. Quelles sont les peines dont les damnés sont affligés en Enfer?

    R. Les peines dont les damnés sont affligés en Enfer sont :

    1° la peine du dam, c’est-à-dire la privation perpétuelle de la vision béatifique de Dieu;
    2º la peine du sens, c’est-à-dire un feu réel, qui torture sans consumer, les ténèbres, les remords et l'angoisse de la conscience, la société des démons et des autres damnés (1).
    ____________________________________________________________

    (1) Saint Matth., III, 12; XIII, 42; XVIII, 8; XXIV, 51; XXV, 30, 41, 46; saint Luc, XIII, 28; XVI, 24, 28; Apoc., XXI, 8; Catéchisme du Concile de Trente, Ire p., chap. VIII, n. 9, 10.

  16. #136
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 588. Les peines des damnés sont-elles les mêmes pour tous?

    R. La peine du dam est la même pour tous; les autres peines des damnés ne sont pas les mêmes pour tous, mais varient avec le nombre et la gravité des péchés (2).
    ____________________________________________________________

    (2) Concile de Florence, l. c; saint Grégoire le Grand, Dialog., IV, 43; saint Augustin, De fide, spe et caritate, 3.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


    a) Concile de Florence, Decretum pro Graecis :

    « Si des hommes vraiment repentants meurent dans l'amour de Dieu avant d'avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d'action ou d'omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire. Et pour la délivrance de ces peines, ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c'est à-dire des Messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d'accomplir pour les autres fidèles, selon les règles établies par l'Église.

    « Les âmes de ceux qui après la réception du baptême se sont gardés entièrement à l'abri de la tache du péché ou qui après avoir contracté la tache du péché en ont été purifiées, soit dans leur corps, soit une fois sorties de leurs corps de la manière susdite, sont immédiatement admises au ciel et voient clairement Dieu un et trine, en lui-même comme il est, plus ou moins parfaitement l'une que l'autre, cependant, selon la diversité des mérites. Quant aux âmes de ceux qui meurent dans le péché actuel ou seulement dans le péché originel, elles descendent immédiatement en enfer, afin d'y être punies par des peines inégales toutefois ». (Mansi, XXXI, 1031. — D.-B., 693).

    Saint Grégoire le Grand, Dialog., IV, 43 :

    b) « Il n’y a qu’un seul feu dans la géhenne, mais il ne torture pas autant tous les pécheurs. Car chacun éprouve un châtiment proportionné à sa faute ». (P. L., 77, 401. — R. J., 2322).

    Saint Augustin, Enchiridion, sive De fide, spe et caritate, III :

    c) « Après la résurrection, une fois fait et achevé le jugement universel, les deux cités auront atteint leurs limites, la cité du Christ et celle du diable, celle des bons et celle des méchants, toutes deux d’ailleurs comprenant des anges et des hommes. Les uns ne pourront plus aucunement avoir la volonté ni les autres la faculté de pécher, ni aucune occasion de mort. Les uns vivront vraiment et heureusement dans l’éternelle vie; les autres demeureront dans l’éternelle mort, privés du pouvoir de mourir, car les uns et les autres n’auront point de fin. Mais les uns demeureront dans une béatitude plus ou moins élevée et les autres dans une misère plus ou moins tolérable selon les individus ». (P. L., 40, 284. — R. J., 1931).



  17. #137
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 589. Quel sera l'état de l'âme au Purgatoire?

    R. Au Purgatoire, l'âme subit les peines temporelles dues pour ses péchés et qui n’ont pas été complètement soldées en cette vie, jusqu’à ce qu’elle ait pleinement satisfait à la justice divine et soit ainsi admise en Paradis (3).
    ____________________________________________________________

    (3) II Machab., XII, 43-46; saint Matth., XII, 32; saint Paul, Ire Ép. aux Cor., III, 12-15; IIe Concile de Lyon, Prof. de foi de Michel Paléologue; Concile de Florence, l. c; Concile de Trente, sess. XXV, Décret sur le Purgatoire; Benoît XII, l. c; Léon X, Prop. de Luther condamnées le 13 juin 1520 (prop. 37-40);Pie IV, Prof. de foi; saint Grégoire le Grand, Dialog.IV, 39.


    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    IIe Concile de Lyon (1274), Profession de foi de Michel Paléologue :

    a) « ...Si des hommes vraiment repentants meurent dans la charité avant d’avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d’action ou d’omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire, c’est-à-dire purifiantes, comme le frère Jean nous l’a expliqué. Et pour la délivrance de ces peines ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c’est-à-dire des Messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d’accomplir pour les autres fidèles, selon les règles établies par l’Église ». (Mansi, XXIV,70. — D.-B.,464).

    b) Concile de Florence : cf. Concile de Florence, Decretum pro Graecis :

    « Si des hommes vraiment repentants meurent dans l'amour de Dieu avant d'avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence pour leurs fautes d'action ou d'omission, leurs âmes sont purifiées après la mort par les peines du purgatoire. Et pour la délivrance de ces peines, ils profitent des suffrages des fidèles vivants, c'est à-dire des Messes, prières, aumônes et autres œuvres pies que les fidèles ont coutume d'accomplir pour les autres fidèles, selon les règles établies par l'Église.

    « Les âmes de ceux qui après la réception du baptême se sont gardés entièrement à l'abri de la tache du péché ou qui après avoir contracté la tache du péché en ont été purifiées, soit dans leur corps, soit une fois sorties de leurs corps de la manière susdite, sont immédiatement admises au ciel et voient clairement Dieu un et trine, en lui-même comme il est, plus ou moins parfaitement l'une que l'autre, cependant, selon la diversité des mérites. Quant aux âmes de ceux qui meurent dans le péché actuel ou seulement dans le péché originel, elles descendent immédiatement en enfer, afin d'y être punies par des peines inégales toutefois ». (Mansi, XXXI, 1031. — D.-B., 693).

    Concile de Trente, session XXV, Decretum de Purgatorio :

    c) « L'Église catholique, instruite par l’Esprit-Saint, ayant toujours enseigné, d’après la sainte Écriture et l’antique tradition des Pères, dans les Conciles précédents comme dans le présent Concile, qu’il y a un purgatoire, et que les âmes qui y sont retenues sont soulagées par les suffrages des fidèles, particulièrement par le Sacrifice de l’autel, si agréable à Dieu, le saint Concile ordonne aux évêques de faire tous leurs efforts pour ce que les fidèles du Christ croient et pratiquent, au sujet du Purgatoire, la saine doctrine que nous ont donnée les saints Pères et les Conciles, et pour que ce soit cette doctrine qu’on enseigne et qu’on prêche partout...

    « Que les Évêques veillent à ce que les suffrages des fidèles vivants, — Messes, prières, aumônes et autres œuvres pies, qu’ils ont coutume d’accomplir pour les fidèles défunts, — se fassent avec piété et dévotion, conformément aux usages établis dans l’Église; et à ce que ce qu’on leur doit en vertu de fondations testamentaires ou de toute autre disposition soit acquitté avec soin et exactitude, et non comme pour s’en débarrasser, par les prêtres, les ministres de l’Église et les autres qui y sont tenus ». (D.-B., 983).

    d) Benoît XII, Constitution Benedictus Deus, du 29 janvier 1336 :

    « Dans cette constitution, qui restera à jamais en vigueur, de par notre autorité apostolique, Nous définissons ce qui suit : selon la disposition générale établie par Dieu, les âmes de tous les Saints qui ont quitté ce monde avant la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ et celles des saints apôtres, martyrs, confesseurs, vierges et autres fidèles morts après réception du saint baptême du Christ, qui n’ont rien eu à purifier à leur mort, ou qui à l'avenir n'auront rien à purifier à leur mort; celles aussi qui ont eu ou auront à se purifier, lorsqu'après leur mort elles auront achevé de le faire; de même encore les âmes des enfants régénérés par le même baptême du Christ ou encore à baptiser, quand ils l'auront été, s'ils meurent avant l'usage de leur libre arbitre; toutes, aussitôt après leur mort, ou après la purification susdite pour celles qui en avaient besoin, même avant la réunion à leurs corps et le jugement général, et cela depuis l'ascension de Jésus-Christ notre Sauveur, sont et seront au ciel, au royaume des cieux et au céleste paradis, avec le Christ, admises dans la société des Anges; et, depuis la mort et la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, elles ont vu et voient la divine essence d'une vision intuitive et même face à face, sans qu'aucune créature s'interpose dans l'idée de l’objet vu, mais immédiatement, grâce à la divine essence qui se manifeste elle-même à nu, clairement et ouvertement.

    Et dans cette vision les âmes de ceux qui sont déjà morts jouissent de la divine essence et, par le fait même de cette vision et de cette jouissance, elles sont vraiment bienheureuses et possèdent la vie et le repos éternel; de même en sera-t-il [des âmes] de ceux qui, mourant dans la suite, verront la divine essence et en jouiront avant le jugement général.

    De plus cette vision et cette jouissance de la divine essence font cesser dans ces âmes les actes de foi et d’espérance, en tant que foi et espérance s’entendent des vertus théologiques au sens propre.

    En outre, depuis le moment où elles ont commencé ou auront commencé dans ces âmes, cette même vision intuitive et face à face et cette même jouissance ont duré et dureront, sans interruption et sans fin, jusqu’au jugement dernier et dès lors à jamais.

    « Nous définissons encore ce qui suit : d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent dans le péché mortel actuel descendent aussitôt après leur mort en enfer, pour y subir la torture des peines infernales; et néanmoins, au jour du jugement, tous les hommes comparaîtront devant le tribunal du Christ avec leurs corps, pour rendre compte de leurs actes personnels, afin que chacun soit récompensé en son corps suivant qu'il aura fait le bien ou le mal ». (2e Épître aux Corinthiens, V, 10). (Bullarium Romanum, ed. Taurinen.n IV, 346 et suiv. — D.- B., 530, 531).

    Léon X, Bulle Exsurge Domine, du 15 juin 1520, contre les erreurs de Luther, 37e à 40e propositions condamnées :

    e) « 37. On ne peut prouver le purgatoire par la Sainte Ecriture, telle qu’elle est contenue dans le canon.

    « 38. Les âmes du purgatoire ne sont pas sûres de leur salut, du moins pas toutes, et il n’est prouvé, ni par des arguments rationnels, ni par des arguments scripturaires, qu’elles ne soient plus en état de mériter ou de croître en charité.

    « 39. Les âmes du purgatoire pèchent sans relâche tant qu’elles cherchent le repos et ont horreur des souffrances.

    « 40. Les âmes délivrées du purgatoire par les suffrages des vivants jouissent d’une moindre béatitude que si elles avaient satisfait par elles-mêmes ». (Bullarium Romanum, ed. Taurinen., V, 751. — D.-B., 777-780).

    Pie IV, Constitution Iniunctum nobis, du 13 novembre 1564, Profession de foi du Concile de Trente :

    f) « Je crois avec assurance que le purgatoire existe et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les suffrages des fidèles; semblablement, qu’il faut vénérer et invoquer les Saints associés au règne du Christ, et qu’il faut vénérer leurs reliques. J’affirme avec force qu’on doit avoir et garder les images du Christ, de la Mère de Dieu toujours Vierge et des autres Saints, et leur rendre l’honneur et la vénération qui leur sont dus ; en outre que le Christ a laissé à l’Église le pouvoir des indulgences et j’affirme que leur usage est extrêmement salutaire pour le peuple chrétien ». (Mansi, XXXIII, 221 s. — D.-B., 998).

    Saint Grégoire le Grand, Dialog., IV, 39 :

    g) « Tel chacun sort de ce monde, tel il se présente au jugement. Mais on doit croire qu’il y a pour certaines fautes légères un feu purificateur avant le jugement, puisque la Vérité dit que, si quelqu’un blasphème contre l’Esprit-Saint, cela ne lui sera pardonné ni en ce siècle ni dans le siècle à venir (saint Matthieu, XII, 32). Cette phrase donne à entendre que certaines fautes peuvent être remises en ce siècle, et certaines dans le siècle à venir. Car ce que l’on nie pour un seul cas fait clairement comprendre par voie de conséquence que la même chose est concédée pour certains cas. Mais pourtant, comme je l’ai déjà dit, on doit croire que cela peut avoir lieu pour des péchés plus ou moins petits ». (P. L., 77, 396. — R. J., 2321).



  18. #138
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 590. De quelles peines l'âme est-elle punie au Purgatoire?

    R. Au Purgatoire, l'âme est punie de la peine du dam et de la peine du sens, c’est-à-dire de la privation temporaire de la vision béatifique et d’autres châtiments graves.

  19. #139
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 591. Les peines des âmes au Purgatoire sont-elles les mêmes pour toutes?

    R. Les peines des âmes au Purgatoire ne sont pas les mêmes pour toutes, mais elles diffèrent entre elles en violence et en durée selon le péché véniel et la peine temporelle due par chaque âme; de plus, elles peuvent être abrégées et adoucies par les suffrages accomplis pour ces âmes.

  20. #140
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

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    Q. 592. Le Purgatoire cessera-t-il après le jugement général?

    R. Le Purgatoire cessera après le jugement général, et toutes les âmes qui y étaient détenues, ayant satisfait selon le mode établi par Dieu, seront reçues en Paradis (1).
    ________________________________________________________

    (1) Saint Matth., XXV, 31-34, 41, 46; saint Jean, V, 29; saint Augustin, La cité de Dieu, XXI, 13,16.


    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Saint Augustin, La Cité de Dieu, XXI, 13, 16 :

    « Ils souffrent des peines temporaires, les uns en cette vie seulement, les autres après la mort, les autres en cette vie et après la mort, mais avant les suprêmes rigueurs du dernier jugement. Ils n’iront pas tous aux peines éternelles qui doivent suivre le jugement, ceux qui après la mort en subissent de temporaires...

    « On doit croire que toutes ces peines purifiantes seront subies avant ce dernier et formidable jugement. Cependant on ne saurait aucunement nier que le feu éternel lui-même ne doive être plus cruel pour les uns et plus bénin pour les autres suivant la diversité des mérites, bien que tous soient mauvais : soit que la violence et l’ardeur du feu varie en proportion du châtiment mérité par chacun, soit qu’il brûle également pour tous sans que tous en éprouvent une égale souffrance ». (P. L., 41, 728, 731. — R. J. , 1776, 1778).

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