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Tema: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

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  1. #1
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 18. Quelles preuves extérieures de sa révélation Dieu a-t-il voulu donner, pour que l'obéissance de notre foi fût conforme à la raison?

    R. Pour que l’obéissance de notre foi fût conforme à la raison, Dieu a voulu joindre aux secours intérieurs de sa grâce des preuves extérieures de sa révélation : ce sont des faits divins, en particulier les miracles et les prophéties, qui, en montrant clairement la toute puissance et la science infinie de Dieu, constituent des signes très sûrs de la révélation divine, à la portée de toutes les intelligences (2).
    ________________________________________________

    (2) Isaïe, XLI, 23; saint Jean, X, 25, 37, 38; XV, 24; 2e Ep. de saint Pierre, I, 19; Concile du Vatican, l. c.chap. 3; Origène, Contre Celse, VI, 10.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 3 :

    a) « Néanmoins, afin que l’hommage de notre foi fût d’accord avec la raison, Dieu a voulu joindre aux secours intérieurs du Saint-Esprit les preuves extérieures de sa Révélation, à savoir les faits divins, et surtout les miracles et les prophéties, qui, en montrant abondamment la toute-puissance et la science infinie de Dieu, sont de la Révélation divine des signes très certains et appropriés à l’intelligence de tous ». (D.-B., 1790).

    Origène, Contra Celsum, VI, 10 :

    b) « C’est la marque propre de la divinité de révéler l’avenir d’une façon qui dépasse les forces humaines et qui, à l’événement, fasse reconnaître l’Esprit divin pour l’auteur de la prédiction ». (P. G., II, 1305. — R.-J., 530)

  2. #2
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 25. Qu’entendez-vous par Tradition?

    R. Par Tradition, j’entends l’ensemble des vérités révélées que les Apôtres ont reçues de la bouche du Christ lui-même ou de la dictée du Saint-Esprit, vérités qui, transmises pour ainsi dire de la main à la main et conservées dans l’Église catholique par une succession continue, sont ainsi parvenues jusqu’à nous (2).
    _______________________________________________________________

    (2) Saint Matthieu, XXVIII, 19, 20; saint Jean, XIV, 26; XVI, 13; XX, 30; XXI, 25; Actes, I, 3; saint Paul, 2e Ép. aux Thess., II, 15; Concile de Trente, l. c. ; Concile du Vatican, l. c.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Concile de Trente, session IV, Décret de canonicis Scripturis :

    a) « Le saint Concile de Trente, œcuménique et général..., ayant toujours devant les yeux le propos de conserver dans l'Église, en supprimant les erreurs, la pureté même de l’Évangile, qui, après avoir été promis d’abord par les prophètes dans les saintes Écritures, a été ensuite publié, premièrement par la propre bouche de Notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, puis par ses Apôtres auxquels II a ordonné de le prêcher à toute créature (saint Matthieu, XXVIII, 19 et suiv.; saint Marc, XVI, 15) comme la source de toute vérité touchant au salut et de toute discipline morale; et considérant que cette vérité et cette discipline sont contenues dans les livres écrits et les traditions non écrites qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou livrées par les Apôtres eux-mêmes sous la dictée du Saint-Esprit, comme de main en main, sont parvenues jusqu’à nous; docile aux exemples des Pères orthodoxes, [le Concile] reçoit et vénère, avec une pareille piété et un égal respect, tous les livres tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, puisque le même Dieu est auteur de l’un et l’autre, ainsi que ces traditions touchant soit à la foi soit aux mœurs, comme venant de la bouche du Christ, ou dictées par l’Esprit-Saint, et conservées dans l’Eglise catholique par une succession ininterrompue.

    « Et afin qu’il ne puisse s’élever aucun doute pour personne, sur la question de savoir quels sont les livres saints que le Concile lui-même reçoit, il a voulu que le catalogue en fût joint à ce décret.

    « Le voici :

    « Ancien Testament : les cinq livres de Moïse, c’est-à-dire la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome; Josué, les Juges, Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, le premier livre d’Esdras, et le second dit de Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Job, le Psautier de David [composé] de cent cinquante psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l’Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie et Baruch, Ezéchiel, Daniel, les douze petits Prophètes, c’est-à-dire Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie; deux livres des Machabées, le premier et le second.

    « Nouveau Testament : les quatre Évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean; les Actes des Apôtres écrits par Luc l'Évangéliste; quatorze Épîtres de l'Apôtre Paul, une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, une à Tite, à Philémon, aux Hébreux; deux épîtres de l’Apôtre Pierre, trois de l’Apôtre Jean, une de l’Apôtre Jacques, une de l’Apôtre Jude, et l’Apocalypse de l'Apôtre Jean.

    « Si quelqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques ces livres entiers avec toutes leurs parties, tels qu’on a coutume de les lire dans l’Eglise catholique, et tels qu’ils sont dans l’ancienne édition de la Vulgate latine, et méprise sciemment et délibérément les traditions susdites : qu’il soit anathème». (D.-B.,783, 784).

    Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 2 :

    b) « Or cette révélation surnaturelle selon la foi de l'Église universelle qui a été proclamée par le saint Concile de Trente, est contenue « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites, qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou livrées par les Apôtres eux-mêmes, sous la dictée du Saint-Esprit, comme de main en main, sont parvenues jusqu’à nous ». Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament doivent être reçus comme sacrés et canoniques, en entier, avec toutes leurs parties, tels qu’ils sont énumérés dans le décret du même Concile et contenus dans l’ancienne édition de la Vulgate latine. L’Église les tient pour sacrés et canoniques, non point parce qu’après avoir été composés par la seule industrie humaine, ils ont été ensuite approuvés par son autorité; ni pour ce seul motif qu’ils renferment la révélation sans erreur; mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été confiés comme tels à l’Église elle-même ». (D.-B., 1787).

  3. #3
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 36. Quelles sont les principales perfections ou attributs de Dieu?

    R. Voici les principales perfections ou attributs de Dieu :

    1° Dieu est étemel, car II n’a et ne peut avoir ni commencement, ni fin, ni succession.

    2° Dieu sait tout, car II voit tout, même l’avenir qui dépend de l’action libre des créatures, même les sentiments du cœur et les secrètes pensées de l’esprit.

    3° Dieu est immense, car II est au ciel, sur la terre et en tous lieux qui existent ou peuvent exister.

    4° Dieu est juste, car II rend à chacun selon ses mérites, soit en cette vie, soit, de façon certaine, en l’autre.

    5° Dieu est bon, car II a créé, conserve et dispose toutes choses par sa bonté, sa puissance et sa sagesse infinies; les biens dont nous jouissons viennent de Lui et II écoute avec faveur les prières de ceux qui Le supplient.

    6° Dieu est miséricordieux, car II veut que tous les hommes soient sauvés; c’est pourquoi II les a rachetés de l’esclavage du démon, Il accorde à chacun les moyens nécessaires au salut, et II ne veut pas « la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (1).

    ________________________________________________________________________________

    (1) Psaume VII, 10; XXXVII, 10; XLIII, 22; CXXXVIII, 1-12; saint Jean, IV, 24; Actes, XVIII, 25; saint Paul, Ire Ep. à Tim., I,17; Apoc, I, 8; IV, 8, 11; 4e Concile de Latran, chap. I; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. I; saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèse IV, 5.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    IVe Concile de Latran (1215), ch. 1 :

    a) « Nous croyons fermement et nous confessons, sans nulle réserve, qu’il y a un seul vrai Dieu, éternel, immense et immuable, incompréhensible, tout-puissant et ineffable, Père et Fils et Esprit-Saint : trois Personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple : le Père [ne dépendant] de personne, le Fils du Père seul, et le Saint-Esprit également de l’un et de l’autre; sans commencement, toujours et sans fin; le Père engendrant, le Fils naissant et le Saint-Esprit procédant; consubstantiels, égaux, également tout-puissants, coéternels; seul principe universel; créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles : qui, par sa toute puissance, au commencement du temps, fit les deux créations, spirituelle et corporelle, celle des anges et celle du monde; puis celle de l’homme, comme constitué à la fois d’esprit et de corps. Car le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu dans leur nature, mais sont devenus mauvais par leur propre faute. Quant à l’homme, c’est sur la suggestion du diable qu’il a péché.

    « Cette Sainte Trinité, indivise selon sa commune essence, et différenciée selon les propriétés des personnes, d’abord par Moïse et les saints Prophètes, et par ses autres serviteurs, selon une très harmonieuse distribution des temps, livra au genre humain l'enseignement nécessaire à son salut ».(Mansi, XXII, 982 et suiv. — D.-B., 428).

    Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

    b) « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

    « Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

    « Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

    Saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses, IV, 5 :

    c) « Le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ n’est circonscrit dans aucun lieu, et il n’est pas plus petit que le ciel : au contraire, les cieux sont l’œuvre de ses doigts et toute la terre tient dans sa main fermée ; il est en tout et hors de tout... Il connaît l’avenir, il est plus puissant que tout, il sait tout et agit comme il veut, n’étant pas soumis aux enchaînements de circonstances, ni à la naissance, ni au hasard, ni à une destinée nécessaire. Il est parfait en tout et possédant également l’exemplaire de toute vertu. Il ne diminue ni n’augmente, mais il est toujours le même de la même façon; il prépare le châtiment pour les pécheurs et la couronne pour les justes ». (P. G., 33, 460. — R. J., 815).

  4. #4
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 37. Dieu est-il distinct du monde?

    R. Oui, Dieu est réellement et essentiellement distinct du monde, et II est infiniment au-dessus de tout ce qui existe ou peut être conçu en dehors de Lui (2).
    _______________________________________________________

    (2) Act., XVII, 24, 25; saint Paul, Ép. aux Hébreux, I, 10-12; Concile du Vatican, l. c.

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    Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

    « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

    « Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

    « Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

  5. #5
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 41. Pourquoi les trois Personnes divines ne sont-elles qu’un seul Dieu?

    R. Les trois Personnes divines ne sont qu’un seul Dieu parce qu’elles sont consubstantielles, c’est-à-dire qu’elles n’ont qu’une seule et même nature divine, et par suite les mêmes perfections ou attributs et les mêmes œuvres ad extra (1).
    _______________________________________________________________

    (1) Concile de Latran, tenu sous saint Martin Ier canon I; saint Fulgence, De fide, 4; saint Ephrem, Hymnus de defunctis et Trinitate, 11-12; saint Grégoire de Nazianze, Oratio XXXIII, 16; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, ch. IV, n. 3. Les œuvres de Dieu ad extra sont ce que Dieu produit hors de soi dans l'ordre naturel ou surnaturel; on les nomme ainsi pour les distinguer des actes immanents à Dieu qui constituent sa vie intime.

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    Concile de Latran (649), sous saint Martin Ier; Contre les Monothélites, can, I ;

    a) « Si quelqu’un selon la doctrine des saints Pères ne confesse pas proprement et véritablement que le Père et le Fils et l’Esprit-Saint est Trinité dans l’unité et unité dans la Trinité, c’est-à-dire est un seul Dieu en trois subsistances (*) consubstantielles et de gloire égale; pour les trois, une seule et même déité, nature, substance, vertu, puissance, règne, empire, volonté, opération incréée, sans commencement, incompréhensible, immuable, créatrice et protectrice de toutes choses, qu’il soit condamné ». (Mansi, X, 1151. — D.-B., 254),

    Saint Fulgence, De fide, 4:

    b) « Parce que, en ce vrai Dieu unique et Trinité, il est vrai de par sa nature non seulement qu’il est un seul Dieu, mais encore qu’il est Trinité, ce vrai Dieu est Trinité dans ses personnes et un dans sa nature une. Par cette unité de nature, le Père tout entier est dans le Fils et dans l’Esprit-Saint, et le Fils tout entier est dans le Père et dans l’Esprit-Saint, et l’Esprit-Saint tout entier est dans le Père et dans le Fils. Aucun d’eux n’est hors d’aucun d’eux, parce qu’aucun n’en précède un autre par l’éternité, n’en dépasse un autre en grandeur ou n’en domine un autre en puissance » . (P.L., 65, 673-74. — R. J.,2261).

    Saint Ephrem, Hymnus de defunctis et Trinitate, 11-12.

    c) « Le Père engendrant, le Fils engendré de son sein, le Saint-Esprit procédant du Père et du Fils; le Père auteur qui a fait le monde de rien; le Fils créateur qui a tout créé de concert avec celui qui l’a engendré.

    « L’Esprit-Saint consolateur et miséricordieux, par qui est achevé tout ce qui fut et sera et est; le Père esprit, le Fils verbe, l’Esprit voix, trois noms, une seule volonté, une seule puissance ».

    (Lamy, S. Ephr. hymni et serm., III, 242 et suiv. — R. J., 714).

    Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XXXIII, 16 :

    d) « Eux [les fidèles] adorent le Père et le Fils et le Saint-Esprit, déité unique : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu... l’Esprit-Saint, une seule nature en trois [personnes caractérisées par leurs] propriétés, intelligentes, parfaites, subsistantes par soi, distinctes en nombre, mais non distinctes en divinité ». (P. G., 36, 236. — R. J., 999).
    ______________________________________________

  6. #6
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 46. Pourquoi Dieu a-t-il daigné créer toutes ces choses?

    R. Dieu, dans sa bonté et sa toute-puissance, a daigné créer toutes ces choses, non pas pour accroître sa béatitude, ni pour l’acquérir, mais pour manifester sa perfection par les biens qu’il donne aux créatures (1).
    ___________________________________________________

    (1) Genèse, I, I; Psaume CXXXIV, 6; saint Paul, Ep. aux Hébreux, 1,10; 4e Concile de Latran, chap. I; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. I; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. II, n. 20.

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    IVe Concile de Latran (1215), ch. 1 :

    a) « Nous croyons fermement et nous confessons, sans nulle réserve, qu’il y a un seul vrai Dieu, éternel, immense et immuable, incompréhensible, tout-puissant et ineffable, Père et Fils et Esprit-Saint : trois Personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple : le Père [ne dépendant] de personne, le Fils du Père seul, et le Saint-Esprit également de l’un et de l’autre; sans commencement, toujours et sans fin; le Père engendrant, le Fils naissant et le Saint-Esprit procédant; consubstantiels, égaux, également tout-puissants, coéternels; seul principe universel; créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles : qui, par sa toute puissance, au commencement du temps, fit les deux créations, spirituelle et corporelle, celle des anges et celle du monde; puis celle de l’homme, comme constitué à la fois d’esprit et de corps. Car le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu dans leur nature, mais sont devenus mauvais par leur propre faute. Quant à l’homme, c’est sur la suggestion du diable qu’il a péché.

    « Cette Sainte Trinité, indivise selon sa commune essence, et différenciée selon les propriétés des personnes, d’abord par Moïse et les saints Prophètes, et par ses autres serviteurs, selon une très harmonieuse distribution des temps, livra au genre humain l'enseignement nécessaire à son salut». (Mansi, XXII, 982 et suiv. — D.-B., 428).

    Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

    b) « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

    « Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

    « Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 47. Dieu prend-Il soin de toutes les choses créées?

    R. Oui, Dieu prend soin de toutes les choses créées, car II les conserve positivement, les garde, — sans quoi elles retomberaient aussitôt dans le néant, — et II les gouverne de telle sorte que rien n’arrive et ne peut arriver sans la volonté ou la permission de Dieu (2).
    _____________________________________________________________

    (2) Sagesse, XI, 26; saint Matthieu, VI, 30; saint Luc, XII, 6, 7; Actes, XVII, 25; saint Paul, Ep. aux Romains, VIII, 30; Ep. aux Hébreux, I, 3; Concile du Vatican, l. c;Catéch. du Conc. de Trente, l. c, n. 21, 22.

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    Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

    b) « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

    « Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

    « Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

  8. #8
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 48. Comment se nomme le soin que Dieu prend des créatures?

    R. Le soin que Dieu prend des créatures se nomme la Providence divine (3).
    _________________________________________________

    (3) Saint Jean Chrysostome, Contra Anomoeos, XII, 4.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


    Saint Jean Chrysostome, Contra Anomoeos, XII, 4 :

    « Non seulement [Dieu] a produit la créature, mais, une fois produite, il la garde et la protège; qu’il s’agisse des anges ou des archanges ou des puissances supérieures ou de n’importe quelle créature sans exception, visible ou invisible : toutes jouissent de sa Providence. Et, si elles viennent à être séparées de sa vertu efficace, elles tombent, elles se défont, elles périssent ». (P. G., 48, 810. — R.J., 1134).

  9. #9
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 49. Pourquoi donc Dieu n'empêche-t-il pas le péché?

    R. Dieu n’empêche pas le péché, parce qu’Il a donné à l’homme la liberté avec le secours de la grâce, afin qu’il fût lui-même l’auteur ou de son bonheur ou de sa perte, selon qu’il coopérerait ou résisterait à la grâce; mais Dieu sait à merveille tirer le bien de l’abus même de cette liberté, en sorte que sa justice et sa miséricorde éclatent partout et toujours (1).
    _____________________________________________________________

    (1) Saint Augustin, De spiritu et littera, 58.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Saint Augustin, De spiritu et littera, 58.

    « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (Ire Epître à Timothée, II, 4); non pas cependant qu’il leur enlève leur libre arbitre, car, selon qu’ils en auront bien ou mal usé, ils seront jugés avec une parfaite justice. Cela étant, les infidèles agissent contre la volonté de Dieu, lorsqu’ils ne croient pas à son évangile; mais ils n’en sont pas vainqueurs pour cela : c’est eux-mêmes qu’ils frustrent d’un grand et suprême bien et qu’ils condamnent à de rudes châtiments, car ils éprouveront dans les supplices la puissance de celui dont ils ont méprisé la miséricorde en refusant ses dons ». (P.L., 44, 238. — R-J. 1735).

  10. #10
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 50. Pourquoi Dieu veut-Il ou permet-Il les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle?

    R. Dieu veut ou permet les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle, pour punir le péché, ou pour convertir les pécheurs, ou bien pour éprouver les justes et leur faire mériter des récompenses éternelles, ou enfin en vue d’un plus grand bien (2).
    _____________________________________________________________

    (2) Genèse, III, 16-19; Tobie, II, 12; Job, II, 6, 7; saint Jean, IX, 3; saint Ephrem, Carmina Nisibena, III, 8,10; saint Thomas, p. Ia, q. 19, a. 9; q. 49, a. 2.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Saint Ephrem, Carmina Nisibena, III, 8 et 10 :

    « Il est évident que le bon Dieu n’a pas voulu les calamités qui de tout temps affligent les hommes, bien que ce soit lui qui les ait envoyées, mais que ce sont nos péchés qui sont cause de nos épreuves. Personne ne peut se plaindre de notre Créateur, mais lui peut se plaindre de nous, qui, en péchant, l’avons obligé à s’irriter contre nous, contrairement à sa volonté, et à nous frapper, contrairement à sa bienveillance... L’homme châtie pour en tirer profit. Car chacun châtie ses serviteurs pour les dominer. Mais le bon Dieu, lui, châtie ses serviteurs pour qu’ils se dominent eux-mêmes. Tes épreuves doivent être des livres qui te conseillent ». (Ed. G. Bickell, p. 80).

  11. #11
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 64. Quels furent les premiers parents du genre humain?

    R. Les premiers parents du genre humain furent Adam et Eve, que Dieu forma et plaça dans le paradis terrestre, en les élevant à l'ordre surnaturel et les comblant de tous les dons de la grâce et de la nature (1).
    _______________________________________________________________

    (1) Genèse, II, 7 et suivants. — Ayant fait l'homme à son image et ressemblance, Dieu lui soumit les animaux de la terre, dont il userait pour son bien, comme aussi des plantes et des fruits. Chrétien, n’abuse donc point des animaux, mais fais-en bon usage; si tu les tourmentais et les maltraitais sans raison, tu agirais contre cette douceur d'âme qui convient à tout homme, mais surtout au chrétien.

  12. #12
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 67. Quelle différence y a-t-il, dans l'ordre naturel, entre la création des premiers parents et l'origine des autres hommes qui descendent d'eux par génération naturelle?

    R. La seule différence de l’ordre naturel est dans la formation du corps qui a lieu par génération, tandis que l’âme de tout descendant d’Adam est immédiatement créée par Dieu et unie substantiellement au corps.

  13. #13
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 72. Adam, par son péché, n'a-t-il pas nui aussi à ses descendants?

    R. Oui, par son péché, Adam a nui aussi à ses descendants, car il leur a transmis non seulement la concupiscence, la mort et les autres peines du péché, mais encore le péché même, c’est-à-dire la privation de la justice et de la sainteté.

  14. #14
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 73. Comment Adam a-t-il transmis son péché à ses descendants?

    R. Adam a transmis son péché à ses descendants en leur transmettant une nature privée de la justice et de la sainteté que Dieu avait voulu conférer à cette nature, et cette privation est le péché habituel de nature, unique en son origine, savoir en Adam, mais répandu par propagation.

  15. #15
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 74. Comment s'appelle ce péché transmis aux descendants d'Adam?

    R. Ce péché transmis aux descendants d’Adam s’appelle le péché originel (1).
    ___________________________________________________

    (1) Job, XIV, 4; Psaume L, 6; saint Jean, III, 5; saint Paul, Ire Ep. à Timothée, II, 6; Ep. aux Romains, V, 12-14,18-19; Concile de Carthage (de 418), canon 2; 2e Concile d’Orange, canons 1, 2; Concile de Florence, Décret aux Jacobites; Concile de Trente, session V, De peccato originali; Pie IX, Alloc. Singulari quadam, 9 déc. 1854; saint Cyrille d’Alex. , In Epist. ad Rom., V, 18.

    — Si on le juge à propos, on pourra développer ainsi ce qui précède. Le premier homme fut créé dans un état de perfection, tant en son corps, qui devait pouvoir tout de suite engendrer, qu’en son âme, qui devait aussi pouvoir tout de suite instruire et diriger les autres avec la science naturelle nécessaire. Cette science fut donnée à l’un et à l’autre de nos premiers parents, mais surtout à Adam, à qui incombait principalement d’instruire et diriger les autres; elle ne devait pas être transmise aux enfants qui seraient nés dans l’état d’innocence; ceux-ci pourtant auraient acquis la science qui leur eût convenu, par découverte ou enseignement, peu à peu, mais sans difficulté (saint Thomas, p. Ia q. 74, a. 5, et q. 101 a. 1, 2).

    — En élevant nos premiers parents à un état surnaturel, Dieu leur révéla les vérités qui concernaient cet état et qu’Adam devait transmettre à ses descendants; en même temps II leur conféra la justice et la sainteté avec les autres dons.

    — Adam, par son péché, perdit tous ces dons, et pour soi-même et pour ses descendants, sans perdre toutefois la science naturelle, ni la connaissance des vérités révélées. Mais la perte de la justice et de la sainteté, et, nommément de l’intégrité de la nature, fut l’origine de cette lutte entre les facultés inférieures et la raison dont parle saint Paul, Gal, V, 17 : « La chair convoite contre l’esprit et l’esprit contre la chair, car ils sont en lutte l’un contre l’autre ». La faute du premier homme a ainsi infligé une grave et douloureuse blessure à la nature humaine, enténébrant son esprit et inclinant sa volonté au mal (Pie IX, l. c; saint Thomas, Ia IIæ, q. 85, a. 3 et 5).

    — Dieu, dans son infinie miséricorde, promit alors un Rédempteur au genre humain, et, par leur foi en Lui et en ses mérites, avec l’aide de la grâce divine, nos premiers parents et beaucoup de leurs descendants furent dès cette vie délivrés de tout péché originel et actuel, ainsi que de la peine due aux péchés actuels; mais ils restèrent astreints à la peine du péché originel, qui les excluait de la gloire tant que ne serait point versé le prix de la rédemption (saint Thomas, p. 3a, q. 52, a. 5, ad 2m). Cependant la plupart de leurs descendants perdirent complètement la connaissance des vérités de la foi et de la morale, ou bien en altérèrent la substance.

    — On voit par là combien on est loin de la vérité, quand on prétend que le premier homme fut créé dans un état de barbarie sauvage, ou bien qu’il descend du singe et qu’il s’est développé par une évolution successive : quiconque reçoit la lumière de la foi catholique rejettera ces hypothèses. L’état sauvage et barbare où a longtemps vécu et vit encore aujourd’hui une grand[e] partie des hommes n’est que le résultat de la corruption, par suite du péché, de la condition primitive.



    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Concile de Carthage (418) approuvé par le pape S. Zosime, 2e canon contre les Pélagiens :

    a) « En outre on a décidé ce qui suit : quiconque nie que les enfants nouveau-nés doivent être baptisés ou dit qu’ils sont bien baptisés pour la rémission des péchés, mais qu’ils n'ont rien pris à Adam du péché originel qui soit purifié par le bain de régénération et que par conséquent, appliquée à eux, la formule du baptême : « en rémission des péchés », doit être tenue pour fausse et non pas vraie : qu’il soit anathème. Car la parole de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12),ne doit pas s’entendre autrement que l’Église catholique, universellement répandue, l’a toujours entendue. Et, selon cette règle de foi, même les petits enfants qui par eux-mêmes n’ont pu encore commettre aucun péché sont vraiment baptisés en rémission des péchés, et la régénération purifie en eux la souillure que la génération leur a infligée ».

    (Mansi, III, 811. — D.-B., 102).

    IIe Concile d’Orange (529) confirmé par Boniface II, canons contre les Semipélagiens :

    b) « Canon I. Si quelqu'un dit que par l'offense du péché d’Adam l’homme n’a pas été dégradé tout entier, c’est-à-dire dans son corps et dans son âme, mais croit que, l’âme gardant sa liberté sans blessure, le corps seul a été touché par la corruption, il est trompé par l'erreur pélagienne et dément l’Écriture qui déclare : L'âme qui a péché, c'est elle qui mourra (Ezéchiel, XVIII, 20); et : Ne savez-vous pas que, si vous vous livrez à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez? (Epître aux Romains, VI, 16); et : On est esclave de celui par qui on s'est laissé vaincre. (2e Épître de saint Pierre, II, 19).

    « Canon 2. Si quelqu’un soutient que sa prévarication n’a fait de tort qu’à Adam et non à sa descendance; ou du moins prétend que seule la mort du corps qui est la peine du péché, et non le péché qui est la peine de l'âme, a passé par un seul homme sur tout le genre humain, il impute une injustice à Dieu et il contredit cette affirmation de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché » (Epître aux Romains, V, 12).

    (Mansi, VIII, 712. — D.-B., 174,175) .

    Concile de Florence, Decretum pro Jacobitis :

    c) « Le Concile croit fermement, professe et enseigne que jamais nul, conçu d'un homme et d'une femme, n'a été délivré de la domination du diable, sinon par le mérite du médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ Notre-Seigneur : conçu, né et mort sans péché, il a seul, par sa mort, abattu l'ennemi du genre humain en effaçant nos péchés; il a ouvert l'entrée du royaume céleste, que le premier homme avait, par son péché personnel, perdu pour toute sa descendance: tous les mystères, les sacrifices, les sacrements, les cérémonies de l'Ancien Testament préfiguraient qu’il viendrait un jour ».

    (Mansi, XXXI, 1738. — D.-B., 711).

    Concile de Trente, sess. V, Decretum de peccato originali, canons I à 6:

    d) « I. Si quelqu'un ne confesse pas que le premier homme, Adam, ayant transgressé dans le Paradis le commandement de Dieu, perdit aussitôt la sainteté et la justice dans lesquelles il avait été établi, et, par l’offense d’une telle prévarication, encourut la colère et l'indignation de Dieu, et en conséquence la mort, dont Dieu l'avait menacé auparavant, et, avec la mort, la captivité sous la puissance de celui qui a eu depuis l’empire de la mort, et qui est le Diable, et que, par l'offense de cette prévarication, Adam tout entier tomba dans un état pire selon le corps et l'âme : qu'il soit anathème.

    « 2. Si quelqu'un soutient que la prévarication d’Adam n’a été nuisible qu’à lui et non pas à sa postérité, qu'il n'a perdu que pour lui et non pas aussi pour nous la sainteté et la justice, reçues de Dieu, et dont il est déchu, ou que, souillé personnellement par le péché de désobéissance, il n’a transmis à tout le genre humain que la mort et les peines du corps, et non pas le péché, qui est la mort de l’âme : qu’il soit anathème; en effet c’est contredire l’affirmation de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes, parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12).

    « 3. Si quelqu’un soutient que ce péché d’Adam, qui est un dans sa source, et qui est transmis à tous par propagation, non par imitation, et donc qui est propre à chacun, peut être enlevé soit par les forces de la nature humaine, soit par un autre remède que par le mérite du seul médiateur Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a réconciliés avec Dieu dans son sang, s'étant fait pour nous justice, sanctification, et rédemption (Ire Epître aux Corinthiens, I. 30); ou nie que le mérite même du Christ Jésus soit appliqué, tant aux adultes qu’aux enfants, par le sacrement de Baptême, conféré rituellement selon la forme de l’Église : qu’il soit anathème; parce qu'il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés (Actes des Apôtres, IV, 12). D’où cette parole : Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde (Saint Jean, I, 29). Et cette autre ; Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ (Epître aux Galates, III, 27).

    « 4. Si quelqu’un nie que les enfants récemment sortis du sein de leur mère, même s’ils sont nés de parents baptisés, doivent être baptisés; ou dit qu’ils sont vraiment baptisés pour la rémission des péchés, mais ne tirent rien du péché originel d’Adam qu’il soit nécessaire d’expier par le bain de la régénération, pour obtenir la vie éternelle; d’où il s’ensuivrait que pour eux la forme du Baptême en vue de la rémission des péchés serait comprise faussement et non pas véritablement : qu’il soit anathème; car la parole de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes, parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12), ne peut être entendue d’une autre manière que celle dont l’a toujours entendue l’Église catholique répandue partout. En effet, à cause de cette règle de foi, selon la tradition des Apôtres, même les petits enfants, qui n’ont pu encore commettre aucun péché personnel, sont pourtant véritablement baptisés pour la rémission des péchés, afin que ce qu’ils ont contracté par la génération soit purifié par la régénération. Car nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu, (Saint Jean, III, 5).

    « 5. Si quelqu’un nie que la faute du péché originel soit remise par la grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur, conférée au Baptême; ou même soutient que tout ce qui a raison vraie et propre de péché n’est pas ôté; mais dit que cela est seulement gratté, ou n’est pas imputé : qu’il soit anathème. Car Dieu ne hait rien dans ceux qui sont régénérés, parce qu’il n’y a point de damnation pour ceux qui vraiment sont ensevelis dans la mort avec le Christ par le Baptême (Epître aux Romains, VI, 4); qui ne marchent point selon la chair(ib., VIII, I), mais qui, dépouillant le vieil homme et se revêtant du nouveau, qui est créé selon Dieu (Epître aux Ephésiens, IV, 22), sont devenus innocents, immaculés, purs, sans péché, et agréables à Dieu, héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ (Epître aux Romains, VIII, 17); en sorte qu’il ne reste plus rien qui les empêche d’entrer au ciel. Cependant ce saint Concile confesse et reconnaît que la concupiscence, ou foyer du péché, reste dans les baptisés; laissée pour le combat, elle ne peut nuire à ceux qui n’y consentent pas, mais qui résistent courageusement par la grâce du Christ Jésus : bien mieux, celui qui aura lutté selon les règles sera couronné(2e Epître à Timothée, II, 5). Le saint Concile déclare que cette concupiscence, appelée quelquefois péché par l'Apôtre ( Epître aux Romains, VI, 12), n’a jamais été entendue par l’Église catholique au sens d’un péché qui serait véritablement et proprement péché dans ceux qui sont régénérés, mais [elle est appelée péché] en ce sens qu’elle vient du péché et y incline. Si quelqu’un pense le contraire : qu’il soit anathème.

    « 6. Cependant ce même saint Concile déclare qu’il n’est pas dans son intention de comprendre, dans ce décret sur le péché originel, la bienheureuse et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu; mais il entend qu’à ce sujet les Constitutions du pape Sixte IV, d’heureuse mémoire, soient observées sous les peines qui y sont portées, et qu’il renouvelle ».

    (D. B., 788-792).

    Pie IX, Allocution Singulari quadam, du 9 décembre 1854 :

    e) « Mais ces partisans, ou plutôt ces adorateurs de la raison humaine, qui se la proposent comme une maîtresse certaine et qui se flattent de réussir en tout sous sa direction, oublient certainement la gravité et la profondeur de la blessure que la faute de notre premier père a infligée à la nature humaine, les ténèbres qui aveuglent son esprit, et l’inclination qui porte sa volonté au mal. [Le premier de ces effets explique] pourquoi les plus célèbres philosophes de l’antiquité, quoiqu’ayant écrit beaucoup de choses remarquables, ont cependant gâté leurs doctrines par de très graves erreurs. [Le second effet du péché originel] est la cause de ce combat continuel que nous expérimentons en nous et que l’Apôtre décrit ainsi : Je sens dans mes membres une loi qui s'oppose à la loi de mon esprit (Epître aux Romains, VII , 23) ».

    (Acta Pii IX, pars I, I, 624. — D.-B., 1643).

    Saint Cyrille d’Alexandrie, Sur l'Epître aux Romains, au verset V, 18 :

    f) « Pour nous, nous sommes devenus pécheurs à cause de la désobéissance d’Adam, voici comment : lui, il avait été créé pour l’incorruptibilité et la vie, et dans le jardin de délices ses mœurs étaient saintes, son intelligence toujours appliquée à la vision de Dieu, son corps parfaitement sain et tranquille, sans volupté honteuse, sans mouvements désordonnés qui l’agitassent. Mais après qu’il fut tombé dans le péché et eut ouvert la porte à la corruption, aussitôt les voluptés impures s’insinuèrent dans la nature charnelle et en même temps la dure loi des membres devint la loi de notre nature. La nature a donc contracté la maladie du péché à cause de la désobéissance d’un seul, qui est Adam, et ainsi un très grand nombre furent établis pécheurs; non pas qu’ils aient péché en même temps qu’Adam, car aucun d’eux n’était là, mais parce qu’ils sont de la même nature qu’Adam et que cette nature est tombée sous la loi du péché ». (P. G., 74,789. — R. J.,2122).

  16. #16
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 82. Quels sont les principaux arguments qui nous pressent d'admettre la divinité de Jésus-Christ?

    R. Les principaux arguments qui nous pressent d’admettre la divinité de Jésus-Christ sont :

    1° L’enseignement constant de l’Église catholique;

    2° Les prophéties de l’Ancien Testament qui annoncent le Rédempteur promis comme Dieu véritable (2);

    3º Le témoignage de Dieu le Père, qui a dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis mes complaisances, écoutez-le » (1);

    4º Le témoignage de Jésus-Christ lui-même, confirmé par la sainteté de sa vie, ses prophéties et ses miracles, et surtout par le miracle de sa résurrection (2);

    5º L’enseignement des Apôtres, confirmé par leurs miracles (3);

    6° La confession de tant de martyrs;

    7º L’extraordinaire diffusion et conservation de l’Église du Christ.

  17. #17
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 93. Pourquoi donc une simple créature n'aurait-elle pu offrir une satisfaction parfaite et adéquate pour le péché?

    R. Une simple créature ne pouvait offrir une satisfaction parfaite et adéquate pour le péché, parce que le péché mortel a une gravité en quelque sorte infinie, à cause de l’infinie majesté de Dieu qu’il offense (1).
    ___________________________________________________________

    (1) Saint Thomas, p. 3a, q. I, a. 2, ad 2m: « Le péché commis contre Dieu comporte une certaine infinité par suite de l’infinité de la majesté divine; car plus grand est l’offensé, plus grave est aussi l’offense : aussi, pour obtenir une satisfaction parfaite, il fallait que l’acte de celui qui satisfaisait eût une valeur infinie... »

  18. #18
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 100. Est-ce comme Dieu ou comme homme que Jésus-Christ a souffert et est mort?

    R. C’est comme homme que Jésus-Christ a souffert et est mort, parce que, comme Dieu, Il ne pouvait ni souffrir, ni mourir; mais son incarnation et la moindre de ses souffrances pour nous reçut un prix infini de sa Personne divine (1).
    ___________________________________________________________________________

    (1) Saint Athanase, Lettre à Epictète, 6. — Le Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. IV, n. 6, ajoute très justement : « L’homme meurt, quand l’âme est séparée du corps; aussi, quand nous disons que Jésus-Christ est mort, nous entendons que son âme fut séparée de son corps; mais nous n’accordons pas pour autant que sa divinité aurait été séparée de son corps, nous croyons au contraire fermement et nous confessons que, tandis que l’âme se trouvait séparée du corps, la divinité demeura constamment unie et au corps dans le sépulcre, et à l’âme dans les limbes ».

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Saint Athanase, Epistola ad Epictetum, 6 :

    « Les souffrances subies par le corps humain du Verbe, le Verbe uni à ce corps se les rapportait à soi-même pour que nous puissions participer à la divinité du Verbe. Et ce qui est incroyable, c’est qu’à la fois il souffrait et ne souffrait pas. Il souffrait en tant que son propre corps souffrait et qu’il était dans ce corps. Et il ne souffrait pas en tant que, comme Verbe, il est Dieu par nature, et donc impassible. Et lui-même, incorporel, se trouvait dans un corps passible, et le corps avait en lui le Verbe impassible pour que celui-ci supprimât les infirmités de ce corps ». (P.-G., 26, 1060. — R.-J., 794).

  19. #19
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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 102. Pour qui Jésus-Christ a-t-il souffert et est-il mort?

    R. Jésus-Christ a souffert et est mort absolument pour tous les hommes (1).
    ________________________________________________________________

    (1) Isaïe, LIII, 4-6; saint Paul, Ire Ep. aux Cor., V, 15; Ire Ep. à Tim., II, 6; IV, 10; Innocent X, 31 mai 1653, Contre les prop. de Jansénius, n. 5; saint Ambroise, Lettre XLI, 7. — Cette preuve d’un si grand amour ne doit jamais sortir de la mémoire des hommes; nous devons aimer de tout notre cœur Celui qui a subi la mort la plus cruelle, non par contrainte et violence, mais pour l’amour de nous.« Si nous n’avons su aimer, dit saint Augustin, De catechis. rudibus, 7, sachons du moins rendre amour pour amour; car il n’y a pas de plus pressant appel à l’amour que d’aimer le premier et celui-là aurait un cœur bien dur, qui, n’ayant pas offert son amour, refuserait encore de le rendre en retour. »

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    Innocent X, Constitution Cum occasione, du 31 mai 1653, condamnation de la cinquième proposition de Jansénius :

    a) « C’est du semi-pélagianisme de dire que le Christ n’est pas mort ou n’a pas répandu son sang pour tous les hommes » (Bullarium Romanum, éd. Taurinen., XV, 721. — D.-B., 1096).

    Saint Ambroise, Lettre 41, 7 :

    b) « [Le diable] avait réduit le genre humain à la captivité perpétuelle d’un héritage soumis à de lourdes dettes, tel que son auteur obéré l’avait transmis à ses descendants, comme faisant partie d’une succession grevée d’emprunts. Vint le Seigneur Jésus : il offrit sa mort en échange de la mort de tous et versa son sang en échange du sang de tous. » (P.-L., 16, 1115. — R.-J., 1252).

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    Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri

    Q. 178. Par quels moyens pouvons-nous obtenir dans l'Église la rémission de nos péchés?

    R. En ce qui concerne les péchés mortels, nous pouvons dans l’Église en obtenir le pardon par le moyen des Sacrements institués pour cela par le Christ, ou encore par un acte de contrition parfaite avec le désir de ces mêmes Sacrements; quant aux péchés véniels, nous pouvons de plus en obtenir la rémission par tous les autres actes de religion, mais il reste la dette de peine temporelle que chacun devra acquitter en cette vie ou en l’autre, au Purgatoire (2).
    ________________________________________________________________

    (2) Chez l’homme juste il suffit, pour obtenir la rémission des péchés véniels, de tout acte accompli avec le secours de la grâce, pourvu qu’il contienne, au moins implicitement, un regret de la faute. Ainsi donc on peut obtenir le pardon de ses fautes légères non seulement par la réception des Sacrements, qui confèrent la grâce, mais encore par des actes auxquels est joint naturellement le regret de sa faute, par exemple : réciter le Confiteorou le Pater, se frapper la poitrine, ou bien par les actes qui sont une démonstration de notre révérence envers Dieu et les choses saintes, par exemple la bénédiction du prêtre, l’aspersion de l’eau bénite, toute onction sacramentelle, une prière dans une église dédiée... (saint Thomas, Suppl IIIa p.,q.87, a. 3).

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