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Tema: Petits mots de l'histoire des Territoires Basques dans l'état Français

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    Petits mots de l'histoire des Territoires Basques dans l'état Français

    Le Labourd (Laburdi edo Lapurdi)



    Les terres du Labourd, limitées au nord par l'Adour, sont géographiquement et historiquement liées à la mer. C'est, en partie, un territoire arraché à l'océan par l'accumulation de grands dépôts quaternaires, où s'installèrent les premiers colonisateurs vascons.

    Après une période d'occupation romaine, ils parviendront à constituer ce duché de Vasconie qui fut pratiquement indépendant et dont l'un des derniers porteurs du titre, Eudes, lutta contre les sarrasins, lors de la fameuse bataille de Poitiers.
    La mer a joué un rôle primordial dans l'évolution historique de cette région. C'est par elle qu'arrivèrent les pirates normands. Ces célèbres vikings s'établirent durant presqu'un siècle à Bayonne et y laissèrent une partie de leur expérience et de leur connaissance dans cet art de la navigation qui fit la renommée des basques par la suite.

    On attribue à Bayonne le rôle de Capitale du Labourd. Si celà est vrai d'un point de vue économique, la Capitale historique du Labourd reste Ustaritz
    dans laquelle s'organise le Biltzar du Labourd (l'assemblée générale de tous les maires de la province du Labourd).

    Après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, en 1152, les terres du Labourd passeront sous la dépendance de la couronne anglaise et elles seront l'objet de multiples intrigues, dont l'un des principaux protagoniste sera le fameux Richard Coeur de Lion, artisan du développement commercial et économique de Bayonne.Cette influence anglaise dura jusqu'en 1450, quand le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château d'Ayherre.Commerçants, corsaires et pêcheurs de baleines, tels étaient ces épiques forgerons de l'identité de ce Labourd que nous pouvons encore imaginer en contemplant la beauté naturelle de ses ports et de ses édifices anciens et en nous promenant le long de ses plages sauvages.Le labourd est une terre privilégiée, aux magnifiques paysages, au micro-climat particulier, où la nature a été miraculeusement préservée et où l'on jouit d'un calme serrein qu'on ne trouve plus dans les bruyantes communautés urbaines.


    La Basse Navarre (Benafarroa edo Benavarra)



    La Basse-Navarre est le plus étendu des territoires du Pays Basque continental. Au nord, les vertes collines ondulées modèlent le paysage, tandis qu'au sud se dressent les agrestes montagnes pyrénéennes.
    Entre ces deux zones se situent les deux capitales : Saint-Jean-Pied-de-Port, historique et fortifiée et Saint-Palais, au nord, plus moderne, refuge des derniers monarques navarrais et siège du musée historique de la Basse-Navarre.L'histoire de cette région est parallèle à celle de sa voisine labourdine, mais son territoire a longtemps été réparti entre les vicomté du Labourd et de Dax. Les liens familiaux qui unissaient Sanche le Sage, Sanche le Fort et Richard Coeur de Lion favorisèrent l'incorporation de ces terres au royaume de Navarre et elles constituèrent ce qu'on nomma "ultrapuertos" (Outre-monts) et, erronément, "Sexta Merindad" (sixième bailliage).

    En 1589, il appartiendra à la couronne française, mais il perdra son identité de Navarre française avec l'avènement de Louis XIII.

    De 1512 à 1582 se succédèrent des événements marqués par les cruelles guerres de religion et les persécutions qui provoqueront la définitive séparation culturelle des deux Navarre.

    La Basse-Navarre est l'une des zones les moins bien connues d'Euskal-Herria. Elle conserve une culture et une tradition pastorale enchâssés dans un paysage que l'activité humaine enrichit de nuances supplémentaires.

    La Soule (Zuberoa)



    La Soule est le coin d'Euskal-Herria le plus caché, le plus secret, là où les paysages sont les plus beaux et où la nature a le premier rôle.

    Les spectaculaires et impressionnantes gorges de Kakoueta et d'Holzarte, le pic d'Orhy et ses 2017 mètres, l'épaisse et magique forêt d'Iraty constituent une partie de la Soule méridionale.

    Celle du nord n'est qu'une succession de coteaux arrondis et toujours verts, ponctués de brebis laineuses qui profitent de l'abondance des prairies. Les souletins en tirent une importante source de revenus et commercialisent leur lait si réputé et en élaborant des fromages.
    Les vestiges préhistoriques sont fréquents et, paradoxe amusant, c'est dans cette région que l'on trouva le fameux trésor de Barcus, l'une des plus remarquable découverte numismatiques de monnaies ibériques.

    L'église romane de Saint-Engrâce ou l'hôpital Saint-Blaise, de style hispano-arabe ou byzantin, témoignent de la ferveur religieuse médiévale à laquelle on peut rattacher la tradition du pélerinage à Saint-Jacques de Compostelle.
    De ces villes fortifiées qui proliféraient au temps où la Soule fut étroitement unie au royaume de Navarre restent de singuliers châteaux, comme celui de Mauléon.Au XVIè siècle, et durant trente ans, les souletins durent lutter pour conserver leu foi chrétienne. Il leur fallut résister à la reine Jeanne III d'Albret, chef de l'église protestante et à leurs voisins béarnais, calvinistes eux aussi. De cette époque date une curieuse architecture religieuse qui retient l'attention du visiteur; ce sont les églises trinitaires aux clochers calvaires.

    L'harmonie du paysage naturel, à laquelle s'ajoute l'esthétique des anciennes constructions, est encore enrichie par la culture traditionnelle dont le plus beau fleuron est représenté par les
    mascarades et les pastorales. Cet authentique théâtre populaire, si en vogue au moyen-âge, mêle les sujets profanes aux religieux, les héros aux saints, en un spectacle forgé au cours des siècles et disparu de nos jours, hors des limites souletines.

    La Soule est une terre dont la visite s'impose, où l'on ressent l'étrangeté d'un lieu où le temps, qui s'est immobilisé le ramène vers les siècles passés. C'est, en définitive, l'antithèse des zones populeuses d'Euskal-Herria péninsulaire, où le temps fuit, s'échappe et incite à l'urgence. En Soule, les horloges s'arrêtent et en contemplant les sites, les monuments où l'art populaire, nous sommes renvoyés au passé, à notre propre passé.
    Última edición por vascongado; 27/08/2006 a las 17:25

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