LE
SAINT ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST
SELON SAINT LUC

(suite)

On reconnaît un disciple de S. Paul.

— Comme le Docteur des Gentils, il appelle le Sauveur Dominus, « le Seigneur, » titre qui suppose l'habitude de le considérer au ciel, dans sa gloire, plutôt que le souvenir de sa vie sur la terre.

— Il insiste sur la nécessité et l'efficacité de la foi, sur l'universalité de la rédemption, sur le mérite de l'aumône et de la pauvreté évangélique, sur la générosité nécessaire aux Apôtres.

— Le récit qu'il fait de l'institution de l'Eucharistie diffère de ceux de S. Matthieu et de S. Marc; mais il est presque identique avec celui que S. Paul fit vers la même époque aux Corinthiens; les paroles sacramentelles sont suivies, dans l'un comme dans l'autre, de la même recommandation : « Faites cela, etc. » II est aussi, avec l'Apôtre, le seul qui mentionne l'apparition de Notre Seigneur à S. Pierre après la Résurrection.

— Enfin, on a remarqué que son élocution a quelque chose de l'abondance et de la facilité de S. Paul, de même que celle de S. Marc tient de la concision et de la fermeté de S. Pierre, et l'on a relevé de nombreuses coïncidences de pensée et d'expression avec les épîtres de l'Apôtre.

L'ouvrage n'est pas fait pour les Juifs.…