I

On a dit de la Vendée qu'elle est la Terre Sainte de l'Europe (1).

L'ouvrage que nous donnons au public est la justification de cette parole.

Considérée dans son ensemble et dans ses grandes lignes, la lutte héroïque de la Vendée militaire fut un long martyre, et l'histoire de cette incomparable croisade, que les paysans vendéens nommaient si bien la Grande Guerre, fut un sanglant martyrologe. Car les Vendéens ont avant tout combattu et ils sont morts pour la défense de la religion catholique, apostolique et romaine.

Les documents les plus authentiques, signés par les principaux chefs des armées vendéennes en témoignent avec une évidence victorieuse, les paysans n'ont pris les armes que pour forcer leurs persécuteurs à leur rendre le culte de cette religion qu'on voulait anéantir (2).

Presque tous les écrivains révolutionnaires eux-mêmes reconnaissent à l'insurrection de l'Ouest un caractère essentiellement religieux.

Le programme des bourreaux, qui torturaient leurs victimes en haine de la foi et qui leur imposaient l'apostasie, explique la nécessité de la résistance des Vendéens, la légitimité et l'ardeur opiniâtre des combats qu'ils ont livrés aux ennemis de leur religion et de leur Dieu.

C'est aussi l'explication des effroyables souffrances de la Vendée, dans la tourmente révolutionnaire.

Ils m'ont dit : Choisis d'être apostate ou victime ; J'ai choisi le martyre et leur laissai le crime.

Les Vendéens ont combattu, ils ont souffert et ils sont morts pour la défense du catholicisme.

Voilà l'entière et indéniable vérité.

La foi profonde et l'attachement inébranlable à la religion qu'on persécute…
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(1) WALSH.
(2) V. D. CHAMARD. Les Origines et les responsabilités de l'insurrection vendéenne, Paris, 1899, pp. 14-21. — Manuscrits du British Museum de Londres.

« C'est la vérité que la persécution religieuse exercée en France par la Révolution fut préparée par le parti des philosophes allié aux sociétés maçonniques. Les uns s'efforçaient de combattre par leurs doctrines la religion catholique et de détruire le pouvoir du souverain pontife, son chef; les autres s'appliquaient, par l'action, à réaliser le plan des incrédules. » V. Evêques et prêtres martyrisés à Paris aux Journées de septembre 1792. articles du procès de béatification, p. 29.